[DEMO] Brand VO2 détecte les bouleversements de marché via les conversations en ligne

Par 27 novembre 2014 1 commentaire
brandVO2

Pour garder un avantage concurrentiel sur les autres entreprises et éviter de subir la disruption d’une entreprise encore inconnue, Brand Vo2 exploite les données présentes sur les réseaux sociaux et des médias pour prédire les parts de marchés futures.

La disruption des marchés est de plus en plus étudiée au vu de la gêne qu’elle peut causer auprès des entreprises traditionnelles. L’aspect business intelligence des entreprises est donc plus important que jamais. En effet, l’ère du numérique offre des possibilités de croissance phénoménale pour des start-ups qui, étant pourtant de très petites structures, arrivent à accaparer des parts de marchés très rapidement. Leur agilité et flexibilité, nouvelles techniques de croissance (certains prônent la mort du marketing et l’arrivée du Growth Hacking), leurs techniques créatives et leur modèle d’organisation plutôt horizontal sont autant d’atouts qui participent à cette croissance parfois exceptionnelle. Un des exemple les plus frappant est celui d’Airbnb, qui a réussi à s’insérer dans un marché pourtant très mature, l’hôtellerie, et donc à gêner les acteurs établis. Pour pallier à ce problème, la start-up Brand VO2 lancée officiellement au DEMO Fall 2014, compte analyser des données en ligne afin de détecter les acteurs disruptifs en amont.

Un service dédié à l’analyse des marchés

Fondée par Peter Murane, le service de Brand VO2 s’appuie sur l’extraction de données et l’étude de millions de conversations ayant lieux sur Internet. Les données analysées proviennent essentiellement de conversations issues des réseaux sociaux, de sites d’e-commerce, de blogs spécialisés dans un domaine, de forums ou encore de médias traditionnels. Ensuite, les données sont analysées grâce à un algorithme de linguistique informatique (domaine qui essaye d’isoler des habitude linguistiques par des modèles calculatoires) et d’autres algorithmes permettent d’isoler les tendances d’un marché, la santé de telle ou telle marque, et donc de détecter les menaces ou opportunités d’un marché. Les données sont compilées avec des outils permettant de mesurer la valeur et l’influence d’une marque.

Posée par un des jury de DEMO Fall 2014, la question de l’isolation du "bruit" des données (c’est-à-dire essayer de supprimer les données inutiles ou faussées, comme les commentaires faits par l’entreprise elle-même sur son produit sur les forums) est essentielle pour garantir la précision et la validité du service. Brand VO2, qui s’adresse donc aux analystes, fournit alors un "Brand VO2  Score", qui mesure la force d’une entreprise sur un marché et sa position par rapport à ses concurrents, d’une certaine manière comme le score fourni par Klout, qui mesure l’influence d’une marque ou d’un utilisateur sur les réseaux sociaux, et qui est devenu essentiel pour les marketeurs pour "quantifier" l’influence d’une marque.

Détecter la disruption apparait intrinsèquement paradoxal

Brand VO2 s’engage donc à fournir un tableau de bord concurrentiel pour les entreprises pour qu’elles ne se laissent pas prendre de court par des entreprises naissantes et plus agiles qu’elles. Le service proposé se veut même être un outil pour envisager de futures acquisitions d’entreprises prometteuses. Le pari est donc de taille : arriver, seulement grâce à l’extraction de données issues de conversations sur les différents réseaux, à détecter la disruption, c’est à dire le renversement d’un marché entier par de jeunes entreprises, censée être par essence imprévisible et très rapide. La solution proposée est finalement celle recherchée par toutes les entreprises : savoir rester compétitives dans un "océan rouge" (théorie déployée dans l’ouvrage “Blue Ocean Strategy” de Chan Kim et Renée Mauborgne, c’est à dire dans un environnement compétitif).

La promesse est forte, et Brand VO2 n’est pas la seule entreprise à essayer d’utiliser le Big Data pour prédire des faits qui paraissent par essence spontanés. La start-up Mattermark, faisant partie des heureux élus du batch 2014 de l’incubateur californien YCombinator, compte elle utiliser le BigData pour détecter les futures entrepreneurs, grâce aussi à l’extraction de données des réseaux sociaux, principalement celle provenant de la Bay Area, lieu où sont nées et continuent de naitre les entreprises les plus disruptives de l’ère numérique.

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Soumis par Frederic GEORJON (non vérifié) - le 28 novembre 2014 à 14h38

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