La démocratie 2.0 exige la présence des collectivités locales sur les médias sociaux

Par 09 octobre 2013 1 commentaire
démocratie 2.0

Afin d’enrichir le dialogue citoyen, les collectivités territoriales ont entamé leur mutation numérique. Investir Facebook et Twitter semble être la priorité.

Suite à un colloque du Sénat en mars 2012 intitulé «  Le numérique moteur du changement », l’Institut Edgar Quinet a créé un baromètre mensuel permettant de suivre et d’analyser les évolutions de la présence des collectivités territoriales en ligne. Profitant d’une année complète d’analyse, une cartographie réalisée en partenariat avec NXA et dévoilée lors de la présentation de l’étude « Collectivités Locales & Réseaux Sociaux » organisée par les Argonautes montre que Facebook et Twitter sont devenus des supports privilégiés pour aborder l’évolution de la communication numérique territoriale. En effet, le taux de présence des collectivités territoriales sur Facebook est passé de 56,7 % en mars 2012 à 72,7 % en mars 2013. Par ailleurs, si Twitter est souvent arrivé plus tard dans les stratégies déployées par les collectivités, 49% d’entre elles sont présentes à la fois sur Twitter et sur Facebook.

Paris et Grenoble sur le tableau d’honneur, les départements en progression

Dans la catégorie des plus fortes progressions sur Facebook, 3 villes se distinguent : Paris, Grenoble (+ 62 000 fans), et Clermont-Ferrand (+ 14 276). Jean-Pascal Szelerski qui a dirigé l’étude aime particulièrement à citer la ville de Grenoble qui « a su créer un véritable écosystème digital en lien avec les territoires ». La ville a en effet intégré les réseaux sociaux comme un élément déterminant de sa stratégie de communication et affiche un professionnalisme en la matière. Côté régions, c’est la Picardie qui arrive en tête, suivie de l’Auvergne et de l’Aquitaine. Ces collectivités ont su aller au contact des internautes en fournissant autant d’informations pratiques que l’activité sociale et culturelle de l’espace. Elles ont également su profiter de l’essor du gaming en organisant des jeux-concours autour du patrimoine valorisant ainsi leur territoire. Sur Twitter, les départements en tête en termes de progression sur un an sont le Rhône, la Loire Atlantique et la Seine Maritime (+ 1565 followers). Les initiatives sur Twitter permettent généralement une adresse directe du citoyen à son administration à l’instar de l’initiative « Paris, j’écoute ».

Construire le vivre ensemble avec les réseaux sociaux

L’objectif de la présence des collectivités territoriales sur les réseaux sociaux est de passer progressivement d’une communication verticale à une forme organisée de conversations et d’échanges entre les membres d’une même communauté. Les réseaux sociaux  doivent permettre d’améliorer la médiation avec la population. Ils permettent en effet d’avoir plus de proximité et de réactivité, et de mieux cibler les actions. Ainsi, les réseaux sociaux doivent être intégrés comme un élément de la réalité des pratiques des citoyens et doivent donc se situer au cœur des stratégies de communication des collectivités locales. Être présent là où sont les cibles avec lesquelles l’institution communique, échange, partage, interagit doit donc faire partie des bonnes pratiques à diffuser afin de toucher de nouvelles cibles et d’élargir son champ de communication.  Jean-Pascal Szelerski souligne que «les attentes sont très fortes vis-à-vis de ces nouveaux de canaux de communication. Cela oblige les collectivités à se professionnaliser dans leur approche de ces outils ». Ainsi, en un an, les collectivités locales ont vu progresser leur note de bonne pratique sur Facebook de 2,5 à 3,5 et de 2,5 à 4 sur Twitter. Ainsi, il est communément admis qu’il n’était plus possible d’animer ses communautés de façon robotisée avec des publications automatiques issues de flux RSS par exemple.

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1 Commentaire

Je crois assez ridicule la présence des collectivités sur les réseaux sociaux, sauf ciblage complexe des destinataires des messages : cela serait coûteux, et le tsunami des impositions locales a assez duré, et ce serait par ailleurs prolonger l'assistanat de "consommateurs" des services publics. Bien entendu il est de bon ton de suivre les vagues successives des modes de communication "branchées", mais à quoi bon: un site internet bien construit, des points d'information, des agents d'accueil motivés me semblent suffire amplement au commun des mortels. Les "branchés" fous de twitter et de facebook sont bien assez capables de trouver les infos dont ils ont besoin sans que les collectivités se ruinent à les leur apporter de façon pertinente sur un plateau. Et puis après le site, le compte Facebook, le compte Twitter, d'autres mode (fashion) apparaissent, chacun cherchant à prospérer via sa petite révolution communiquante. Laissons les bobos surfer de réseau en réseau et laissons les collectivités gérer leurs affaires avec la connaissance du terrain qui leur appartient... ne voyez vous pas la déferlante qui arrive, à force de faire tout et n'importe quoi?

Soumis par corbier claude (non vérifié) - le 09 octobre 2013 à 22h00

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