La dépense électrique du data center n'est pas maîtrisée

Par 29 mai 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

En dépit d'objectifs de réduction de leur impact environnemental, les entreprises manquent de moyens matériels et de méthodes pour contrôler leurs consommations énergétiques.

"Bien que de nombreuses organisations se sont engagées à réduire leur impact environnemental, au niveau des centres de données, la plupart manque des outils et processus dont elles ont besoin pour parvenir à cet objectif", constate Steve Yellen, responsable pour Aperture Research Institute. Cette société spécialisée dans la gestion des data centers vient de réaliser une enquête auprès d'une centaine de professionnels. Sur l'ensemble, ils seraient 15 % à déclarer n'avoir aucun moyen de savoir si des dispositifs d'économies d'énergie sont actifs ou non au sein de leurs data centers. Près de 40 % de ces derniers ne disposeraient par ailleurs pas de systèmes de mesure de l'efficacité énergétique de leur matériel, selon Aperture.
Manque de moyens
Conséquence directe : les services informatiques - dénués de moyens de comptabiliser ces consommations électriques - se trouveraient dans l'impossibilité de facturer le coût énergétique aux pôles utilisateurs de ressources IT. Deux tiers des responsables interrogés se seraient ainsi déclarés être dans ce cas, indique Aperture. "La première cause d'augmentation des consommations énergétiques est l'accroissement de la demande de services informatiques. En conséquence, les responsables d'entreprise doivent répondre de la dépense énergétique de leurs applications", explique Steve Yellen. Celui-ci rappelle que seulement un quart des départements IT des entreprises interrogées fait peser le coût énergétique de l'informatique sur les pôles utilisateurs de ces ressources.
La demande en informatique mise en cause
En matière d'achat, Aperture relève que l'efficacité énergétique se place parmi les dernières préoccupations des entreprises, loin derrière les considérations de marque et de prix. L'étude souligne enfin que les procédures de démantèlement des matériels ne sont pas strictement suivies. Des "serveurs fantômes" - comprendre : inutilisés mais toujours actifs - émailleraient les centres de données de près de 20 % des entreprises. Rappelons qu'un précédent rapport d'Aperture mettait en avant le peu de confiance des responsables de centre de données envers les solutions estampillées green IT proposées par les fournisseurs technologiques.
L'ordinateur, une source de pollution majeure 
La question de l'impact de l'informatique sur l'environnement est prépondérante selon TCO Developement. Les conséquences de l'utilisation massive de PC et autres produits high tech seraient désormais équivalentes à celles du secteur mondial de l'aviation, avance une récente étude publiée par ce fournisseur de matériel de bureau "éco labellisé".
"Le milliard d'écrans d'ordinateurs utilisé à travers le monde génère 53 millions de tonnes de CO2, et nécessite autant d'électricité que l'ensemble des Suédois en consomme en un an", a déclaré Haakan Nordin, responsable Climat et Environnement pour TCO Development. La société insiste par ailleurs sur la nécessité de changer les habitudes d'utilisation. Elle préconise une approche qui, selon elle, permettrait de réduire de plus des deux tiers l'impact environnemental lié à ces technologies.
Celle-ci s'articule autour de deux axes dont l'équipement en matériel énergétiquement plus efficace. Les fournisseurs proposent en effet des gammes d'ordinateurs spécifiquement conçues dans ce sens. Deuxièmement, l'adoption de comportements et réflexes "éco-responsables" au sein de l'entreprise est vivement conseillée. Par exemple : éteindre son ordinateur quand il n'est pas utilisé ou encore activer le mode basse consommation.

Haut de page

1 Commentaire

On sait pourquoi Google veut mettre des panneaux solaires sur ses data-centers...

Soumis par Gautier Girard (non vérifié) - le 30 mai 2008 à 13h43

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas