Les dernières informations sur le virus MyDoom/Novarg

Par 29 janvier 2004
Mots-clés : Smart city

Peu de messageries électroniques ont échappé au virus dont toutes les entreprises parlent depuis jeudi, MyDoom, alias Novarg. Une kyrielle d'e-mails se présente comme étant des messages d'erreur...

Peu de messageries électroniques ont échappé au virus dont toutes les entreprises parlent depuis jeudi, MyDoom, alias Novarg. Une kyrielle d’e-mails se présente comme étant des messages d’erreur provenant d’administrateurs de messageries électroniques ou d’autres expéditeurs plus ou moins officiels. Quelque 24 heures après l’apparition de MyDoom, les informations fusent sur l’action de ce ver, reconnu comme étant le plus virulent qui ait jamais existé, et sur ses dernières victimes. En voici un florilège… (Lire aussi l’article de la lettre du mercredi 28.01.2004) Microsoft victime d’une variante de MyDoomAprès s’en être pris au site de l’éditeur de logiciels SCO, MyDoom revient, sous une nouvelle forme, baptisée MyDoom.b. Cette fois, c’est le géant Microsoft qui est pris pour cible par le ver. Celui-ci est programmé pour relâcher un virus qui attaquera les sites Internet de Microsoft entre le 1er et le 12 février. En quoi cette attaque consistera-t-elle ? En une saturation des serveurs hébergeant le site web de Microsoft, par envoi d’un grand nombre de requêtes depuis la multitude d’ordinateurs déjà infectés. Les premières conséquences : des milliards de dollars de dommages, 100 millions d’e-mails infectésSelon l’entreprise finlandaise de sécurité F-secure, le virus avait déjà infecté plus de 100 millions de courriels en 36 heures, et entre 400.000 et 500.000 ordinateurs dans le monde. Certains observateurs ont pu parler d’un ralentissement de sa progression ; cette analyse n’est pas partagée par tous les experts, qui pensent que le virus est loin de s’essouffler, puisqu’il exploite les armées de machines déjà infectées pour en contaminer d’autres. Sur le plan financier, il est estimé que les dommages causés par MyDoom se chiffrent déjà en milliards de dollars. Ils sont estimés sur la base de la baisse de productivité, de la performance des réseaux informatiques, de la baisse de réactivité des entreprises, etc. Les premières réactions : SCO rémunérera toute information, le FBI enquêteLe groupe SCO, éditeur de logiciels Unix et première victime du virus MyDoom, a déjà annoncé qu’il offrait une récompense de 250.000 dollars à toute personne susceptible de lui livrer des informations sur le créateur de ce virus, qui risque de lui faire beaucoup de tort. Ce n’est pas la première fois que SCO est la cible d’une attaque virale, mais celle-ci est particulièrement virulente. La direction du groupe a fait part de sa collaboration avec le FBI (Federal Bureau of Investigation), qui a ouvert une enquête. De son côté le ministère de la sécurité intérieure américain a mis au service des utilisateurs un programme, leur permettant de sécuriser leur machine. Il est disponible depuis le site web www.us-cert.gov. (Atelier groupe BNP Paribas – 29/01/2004)

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