Les détaillants français doivent aller plus loin dans le m-commerce et l’international

Par 18 septembre 2013
mcommerce

Quels sont les grands axes du développement pour les e-commerçants français dans les prochaines années ? Comment réconcilier la vente en magasin et la vente en ligne ?

Le mobile et l’international constituent les deux axes de croissance sur lesquels les e-commerçants français devront s’appuyer dans les années à venir. C’est en effet ce qu’affirment les intervenants participants de la conférence, autour de la thématique du commerce connecté, organisée par PayPal. L’entreprise, spécialisée en service de paiement en ligne a déjà réalisé plus de 14 millions de dollars de chiffres d’affaires via le canal mobile l’an dernier et prévoit un taux de croissance de 540% sur les deux prochaines années. Quant à l’e-commerce transfrontalier, on estime que près de 130 millions de cyberacheteurs présents dans les 6 marchés clés vont réaliser un chiffre d’affaires de plus de 300 milliards de dollars à l’horizon 2018. Alors que les frontières tendent à s’effacer, « la limite entre le commerce en ligne et le magasin physique s’estompe également », commente ainsi Gimena Diaz, directrice générale PayPal France.

Le mobile et l’international

Ainsi, le mobile  est utilisé non seulement pour payer mais aussi pour comparer les prix, trouver un magasin, bref, pour  circuler du monde virtuel au monde réel avec de moins de moins de barrières.  L’application lancée par Pizza Express en partenariat avec PayPal est un bon exemple de l’optimisation de l’expérience utilisateur dans ce domaine. En effet, le système permet de réserver une table à l’avance et de commander et de payer l’addition via un compte PayPal une fois sur place. Mais le réel intérêt pour un e-commerçant à investir dans le second écran réside dans sa capacité à accroître l’engagement avec les clients, rappelle Thierry Petit, co-fondateur de showroomprive.com, dont 40% du chiffre d’affaires provient du mobile. « A chaque fois qu’on créé une application sur smartphone ou sur tablette, on oublie le site web. Nous essayons d’apporter quelques choses de spécifique à chacune des plateformes » ajoute-il. En ce qui concerne l’e-commerce transfrontalier, « ce qui freine son développement, c’est la confiance » affirme  Olivier Binet, directeur Innovation et Business Développement chez PayPal. La preuve en est : 34% des cyberacheteurs craignent les frais de retour pour leurs achats à l’étranger.

Le web2store et vice versa

Parallèlement, les frontières seront un jour amenées à disparaître à tous les niveaux. Ainsi, la transition entre l’achat en ligne et l’achat en magasin se fera de façon plus fluide. Bientôt, les clients en magasin pourront payer en caisse sans avoir à sortir leur smartphone ou leur carte bleue, il leur suffira de confirmer oralement le paiement. Baptisé Beacon, ce service imaginé par PayPal sera lancé sur le marché américain dès l’an prochain. En effet, la continuité entre le monde physique et le monde virtuel laisse des ouvertures très intéressantes. A titre d’exemple, une étude révèle que le montant d’un panier en ligne est d’environ 30% supérieur à celui en magasin. « La mécanique de la proposition de produits en vigueur sur le web aurait pu être répliquée en magasin pour générer plus de chiffre d’affaires » analyse Laurent Fauvarque, responsable du produit chez Cylande.

 

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