Pour détenir la palme des nouvelles technologies, Sénat et Assemblée se

Par 31 octobre 1997

livrent une compétition courtoise. Bien que la formule de Laurent Fabius, président de l'Assemblée nationale, "Le Sénat est parti le premier : c'est sa chance. L'Assemblée a du retard : c'est la sie...

livrent une compétition courtoise. Bien que la formule de Laurent Fabius,
président de l'Assemblée nationale, "Le Sénat est parti le premier : c'est
sa chance. L'Assemblée a du retard : c'est la sienne" fasse sourire, elle
illustre bien la compétition que se livrent les deux Chambres. Pour
l'heure, selon Pierre Mayeur, administrateur au Sénat, concepteur du
serveur et de l'intranet sénatorial "70 à 80 sénateurs sur 321 ont une
adresse e-mail" tandis que selon Jean-François Barthe, conseiller chargé
des nouvelles technologies au cabinet de Laurent Fabius "32 députés sur
577 ont une boîte aux lettres électronique".
Le site du Sénat comporte actuellement "10 000 pages, à titre d'exemple,
les Finances, le plus gros web du service public, en déroule 30 000. Et de
20 000 pages HTML chargées par mois, on est passés à 300 000.
L'intégralité des travaux du Sénat, tous les débats depuis juin 1996, les
communiqués de presse depuis juillet 1997, l'ordre du jour de la semaine
pour les sénateurs". L'idée est de diffuser tous les travaux
parlementaires du Sénat. C'est en fait un véritable site d'information. En
revanche, celui de l'Assemblée ne fait que de la communication
institutionnelle. Cependant, Jean-François Barthe annonce le "plan Pratic"
(programme pour l'Assemblée des NTIC). Le site de l'Assemblée sera rénové
totalement en janvier, ce qui devrait lui permettre d'obtenir une bonne
fréquentation estimée pour l'heure à "10 000 pages HTML chargées par
mois". Les sites des deux Chambres seront alors à peu près similaires,
l'une profitant de l'avance de l'autre.
(Supplément Multimédia Libération - 31/10/1997)

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