Le développement de logiciel en open source a besoin de règles

Par 03 janvier 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
structure de collaborateurs

Les projets visant à concevoir des solutions dites libres ou ouvertes, fondés sur le modèle collaboratif, ont malgré tout besoin d'équipes dirigeantes pour être menés à leur terme.

Les outils collaboratifs en open source comme Wikipedia, sont régulièrement considérés comme la preuve d’une transformation des processus de développement. De la production classique de logiciels commerciaux – qui répond à une organisation hiérarchique – vers un modèle plus horizontal, construit autour du partage et de la co-création. En partant de ce constat, Paolo Magrassi, spécialiste des nouvelles technologies et de l’Internet des objets, publie une étude dans laquelle il nuance cette conception. Et met en avant l’existence d’une organisation dans les processus de développement des FLOSS. Soit les logiciels libres et les logiciels en open source.

Un réel besoin de leadership

"Il est devenu commun de considérer les FLOSS comme la manifestation d’une intelligence collective, où les prestations fournies et les produits conçus surgissent grâce à la seule vertu de la coopération", souligne-t-il. Avant de préciser : "sans qu’un leadership ne soit nécessaire pour superviser le processus". Pour le spécialiste, c’est mal connaître les structures sous-jacentes dans le domaine de la création de solutions en open source. De nombreux acteurs sont en fait associés à ce type de projet, et une partie d’entre eux a pour rôle de le mener à son terme, en concevant une architecture de développement et des règles de fonctionnement.

La collaboration privilégiée

"Les autres acteurs travaillent à un niveau ‘inférieur’ pour remplir des tâches plus opérationnelles", explique le spécialiste. En notant que certains de ces développeurs ne recherchent pas une compensation financière tangible, mais veulent parfois simplement être associés à un projet d’envergure, par exemple. A noter : si une équipe dirigeante est essentielle, l’organisation de ces projets a ses spécificités malgré tout : des structures souvent décentralisées, collaboratives et fondées sur le caractère non propriétaire des solutions élaborées, conclut le chercheur. 

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