Pour le développement des TICs, l’UE mise sur la recherche sur le cerveau

Par 01 juillet 2013 Laisser un commentaire
Cerveau

L’UE développe de plus en plus de programmes de soutien et de recherche autour des domaines des technologies de l’information. Le programme « Innovation et Compétitivité » propose notamment un éventail de projets de recherche sur le cerveau.

Depuis le lancement du programme européen pour la recherche, le 7e PC, en 2007, l’UE a consacré plus de 1,9 milliard d'euros à la recherche sur le cerveau. Malgré de grands progrès au cours des dernières décennies, il reste toutefois beaucoup à découvrir : depuis les ordinateurs qui pensent à l’instar du cerveau humain jusqu’à la détection des troubles du cerveau qui affectent jusqu'à un tiers des Européens chaque année (maladie d'Alzheimer, autisme, schizophrénie). De nouveaux projets ambitieux dans l'UE commencent maintenant à essayer de relever ce défi, avec l'espoir de développer de nouveaux traitements pour les maladies du cerveau et construire de nouvelles technologies informatiques révolutionnaires.

Construire un système intégré de plateformes de recherche basé sur les TIC

L’objectif de l’UE est donc de fournir aux chercheurs un accès aux outils et services innovants qui pourraient radicalement accélérer le rythme de leurs recherches, mais également de conduire un effort global de collaboration. Par exemple, le projet CEEDS, permet aux utilisateurs de trouver d’analyser de grandes quantités de données en s’appuyant sur leur subconscient. En effet, à l’aide de technologies embarquées mesurant les réactions des utilisateurs au moment de la visualisation de donnée, CEEDS devrait aider les ordinateurs et les humains à travailler ensemble. Mais le projet BRAINSCALES va plus loin en aidant les ordinateurs à « penser » comme des êtres humains. Les ordinateurs traditionnels sont basés sur l'architecture « von Neumann », utilisant la mémoire et le stockage séparément des unités de traitement. Mais les chercheurs y ont remédié en utilisant des structures qui imitent le fonctionnement du cerveau humain.

Développer les technologies BCI

Une des plus grandes contributions d’une interface neuronale directe - aussi appelée IND ou BCI pour Brain-Computer Interface - serait d'aider les victimes d'accidents de voiture ou les personnes souffrant de paralysie. Le projet BRAINABLE cherche par exemple à développer une interface cerveau-ordinateur avancée promettant une autonomie pour ceux qui ont de tels handicaps. Les chercheurs du BRAINABLE ont augmenté les vitesses de réaction des systèmes précédents en intégrant de l'intelligence artificielle dans leur plate-forme, de sorte que le système comprenne le contexte et les habitudes de l'utilisateur et puisse agir de manière proactive. La plate-forme permet même un accès simplifié aux réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook, outils qui aident de plus en plus les personnes handicapées à surmonter l'isolement social. 

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