Le diagnostic des infections se fait en un temps record via un smartphone

Par 15 septembre 2015
Par comparaison, la génération Y semble dépenser moins pour le contenu que les p

Détecter l’origine d’une infection en moins de deux minutes serait bientôt rendu possible. Des chercheurs de l’université d'Arizona ont découvert une nouvelle approche du diagnostic moléculaire. Plus rapide, plus efficiente et moins coûteuse que les alternatives présentes sur le marché à l’heure actuelle.

Effectuer de la prévention en ligne contre les infections s'est avéré récemment fort efficace auprès des populations, et ce même par le biais de visuels quelque peu datés. Mais quand l'infection s'est bel et bien développée, poser le bon diagnostic et le traitement adapté deviennent alors une véritable urgence. Pourtant, aujourd'hui établir le diagnostic d'une maladie infectieuse peut prendre jusqu'à une heure, si ce n'est plus. Or, c'est non seulement la santé du patient qui est en jeu mais à cela viennent s'ajouter les risques de contamination des autres patients admis dans l'hôpital ainsi que le développement de bactéries résistantes. 

Dessin de l'appareil DOTS qPCR

Dessin de l'appareil DOTS qPCR (Crédits Dustin Harshman, Université d'Arizona)

Une équipe d'ingénieurs et de scientifiques de l'université d'Arizona a récemment mis au point un appareil capable de réduire le laps de temps nécessaire à l'identification des agents pathogènes à 3 minutes et 30 secondes. L'approche du diagnostic moléculaire proposée par cet appareil a été baptisée DOTS qPCR. Elle diffère de la technique actuelle : le PCR ou réaction en chaîne par polymérase. « Nous avons mis au point un type de système complètement différent de ce qui existe sur le marché aujourd'hui [...] Nous souhaitons voir des physiciens poser un diagnostic plus rapidement et prescrire un traitement de base plus approprié », explique Dustin Harshman, membre du groupe scientifique en charge du projet, dans le journal Science Advances. 

Plus rapide, plus efficace mais aussi moins coûteux que l'amplification en chaîne par polymérase qui requiert des techniques et des outils onéreux telles qu'un laser. « Notre appareil est facile d'utilisation, intégré au smartphone et présente un coût minime comparé aux alternatives existantes [...] Le potentiel commercial de ce produit est grand et nous serions ravis de travailler avec l'industrie pour l'amener sur le marché », poursuit Jeong-Yeol Yoon, collaborateur au sein du groupe de recherche. 

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas