Diagnostiquer une maladie, élémentaire pour Watson?

Par 29 août 2012
Elémentaire Watson superordinateur

En 2011, les capacités démontrées par Watson, le superordinateur d'IBM qui avait remporté le quiz de Jeopardy! un célèbre jeu télévisé américain, pourraient être mises au service du domaine médical.

Watson avait en effet ouvert de nouveaux horizons pour l'intelligence artificielle. En jouant à Jeopardy!, Watson a analysé chaque question et les a analysés. Il a ensuite été cherché les réponses possibles dans une base de données mixant différentes sources d'information telles que des encyclopédies, marquant chacune selon les éléments de preuve qui lui sont associées et répondant avec la réponse la plus adaptée. Watson va adopter la même approche pour résoudre des problèmes médicaux, exploitant des informations provenant de journaux médicaux et cliniques.

Pour tester le système, Watson a réalisé une première tâche en répondant à des questions issues de Doctor's Dilemma, une compétition pour la formation des médecins qui se tient chaque année au American College of Physicians. 188 nouvelles questions ont été soumises au superordinateur. Ne les ayant jamais traitées par le passé, Watson a réussi à répondre avec précision à presque 50% d'entre elles. Pas mal pour un premier test… Mais pourtant loin d'être parfait.

A long-terme, Watson pourrait-il devenir un détective médical et assister les médecins?

Des progrès sont encore à effectuer et cela intéresserait notamment. Pour améliorer le système, Watson va absorber des dizaines de milliers de données du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York contenant des traitements et des résultats associés à différents patients. Les données d'un nouveau patient pourront être comparées à d'autres sujets présentant les mêmes symptômes et Watson proposerait le traitement le plus efficace.

Cette technologie serait particulièrement utile dans le domaine de l'oncologie, car les médecins peinent à faire face à l'explosion de données génomiques et moléculaires générées sur chaque type de cancer.

Une chose est sûre, un tel dispositif permettrait d'offrir aux docteurs une gamme de diagnostics et de traitements avec un niveau de fiabilité associé.

L'idéal serait d'avoir un système suggérant des plans de traitement qui prennent en compte des facteurs comme les interactions médicamenteuses et les antécédents pathologiques d'un patient. Une affaire à éclaircir…

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