Dibbing mélange stratégie et hasard pour la vente en ligne

Par 07 septembre 2010
Mots-clés : Future of Retail

Le site mise sur un système d'enchères descendantes pour vendre ses produits. La baisse des prix dépend du nombre d'utilisateurs qui doit acheter des crédits pour découvrir le prix en cours.

Mélanger un système d'enchères dégressives à un site de e-commerce, c’est le concept du site de vente en ligne baptisé "dibbing". Le principe repose sur l'achat de crédits virtuels dit "dibs" qui permettent aux utilisateurs de découvrir le prix en cours d'un objet mis en vente. Pour un dib, soit 50 pences, l'utilisateur voit s'afficher pendant dix secondes le prix du produit et peut choisir de l'acheter au prix indiqué. Sachant que la diminution de tarif est réalisée par le site à chaque fois qu'un internaute dépense un "dib" pour révéler le montant actuel d'un objet. Pour savoir si celui qu'il vise diminue, l'internaute doit repayer un dib. Ce, jusqu'à ce que le prix lui convienne et avant qu'un autre internaute ne l'achète.
Un divertissement
"Mais les chances d'avoir un produit précis sont infimes par rapport au nombre de personnes qui en même temps en guettent la baisse du prix. Il s'agit plus d'un divertissement", explique à L'Atelier Erwan Gauthier, consultant chez Adequat.biz. Autre chose : Dibbing ne se positionne pas dans la problématique de volume, de stock et de marge d'achat que connaissent les sites de e-commerces habituels. "Seuls les dibs et le nombre de joueurs sont important pour ce site, ce qui lui vaut une rentabilité plus simple et moins risquée que pour les sites de e-commerces traditionnels", ajoute-t-il. Et d'expliquer que cette façon ludique d'acheter devrait être mise à profit par différentes d'enseignes telles que agences de voyages, constructeurs automobiles, etc., pour vendre et stimuler leur clientèle, envisage Erwan Gauthier.
Une rentabilité simple
"Les entreprises pourraient vendre des événements à leurs clientèles et les agences s'en servir comme d'un levier en terme de communication". Il faut encore savoir si "le site saura renouveler sa part d'utilisateurs et les fidéliser", poursuit-il. Reste que selon le consultant, si le principe ne va pas révolutionner les sites de e-commerce, cela pourrait changer la façon dont les utilisateurs achètent."Cela va les inciter à comparer davantage pour avoir les meilleurs prix", souligne le spécialiste. A noter que l'achat se fait par carte bleu sans passer par une monnaie virtuelle.

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