Les directeurs informatiques et le stress.

Par 23 novembre 2001
Mots-clés : Smart city, Europe

Synstar, SSII spécialisée dans la disponibilité des systèmes d’information, a réalisé, auprès de 7 000 directeurs informatiques de sociétés d’au moins 200 employés, dans six pays (France, Royaume-U...

Synstar, SSII spécialisée dans la disponibilité des systèmes
d’information, a réalisé, auprès de 7 000 directeurs informatiques de
sociétés d’au moins 200 employés, dans six pays (France, Royaume-Uni,
Allemagne, Benelux et Espagne), une étude pan européenne, intitulée «
Switched on across Europe » sur le stress des directeurs informatiques et
leurs rapports avec les comités et les conseils d’administration.
Selon cette étude, les directeurs informatiques, majoritairement
satisfaits de leur salaire et de leur travail, sont nombreux à se plaindre
des diverses pressions, des horaires et répercussions sur leur vie de
famille.
73 % des DI interrogés avouent que les pressions dans leur travail ont un
impact négatif sur leur bonheur personnel et sur leur santé. 22 %
déclarent que leurs obligations professionnelles leur font rater au moins
un événement important de la vie de leurs enfants, 35 % ont raté des
évènements touchant d’autres membres de leur famille et 47 % ont raté
d’importants rendez-vous médicaux.
En revanche, 64 % des DI ne s’inquiètent pas de la progression de leur
carrière. Concernant les problèmes liés aux lourds horaires de travail, 40
% mettent en avant leur vie personnelle, 35 % leur santé. 13 % seulement
des DI se plaignent de leur travail et 10 % de leur rémunération.
Pour 33 % des DI, leur direction considère leur fonction comme marginale
et périphérique à l’activité centrale de la société. 19 % d’entre eux
pensent que la fonction informatique n’est ni bien comprise, ni valorisée.
35 % des DI considèrent l’externalisation comme la plus grande menace
pesant sur leur métier, 32 % évoquent l’absence de bénéfices
opérationnels tangibles découlant de la stratégie informatique existante.
69 % des DI ne siègent pas actuellement au comité de direction.
Les plus fortes pressions subies par les DI proviennent des problèmes
informatiques internes. Viennent ensuite la sécurité, l’obligation de se
maintenir au courant des derniers développements technologiques, le
maintien constant du bon fonctionnement des applications informatiques et
le déploiement de nouveaux systèmes et des mises à niveau.
Toutefois, selon 46 % des personnes interrogées, la responsabilité d’une
charge de travail trop importante est leur plus grande anxiété. 35 %
d’entre eux craignent de subir une panne de l’ensemble de leurs systèmes
informatiques pendant 24 h, 28 % de perdre un bon élément de leur service.
La panne de secteur pour 35 % et les problèmes de personnel pour 26 % sont
les plus gros problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur
responsabilité de maintenir 24 h/24, 7j/7 le bon fonctionnement des
traitements informatiques de leur entreprise.
Selon l’étude, les DI britanniques sont en tête du « hit parade de la
pression », suivi de près par les allemands, les espagnols, les irlandais
et leurs confrères du Benelux. La France arrive en dernière position.
Les DI en France, en Grande-Bretagne, en Espagne et au Benelux
reconnaissent que les pressions les plus fortes sont causées par les
problèmes informatiques internes. En revanche, ce sont les problèmes
externes en Allemagne et en Irlande qui provoquent les plus graves
préoccupations chez les DI. Leur plus grand souci dans ces pays est de
trouver l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Dans tous les pays, les problèmes de stratégie de l’entreprise arrivent
bons derniers. Les plaintes recensées incluent l’absence de représentation
au niveau de la direction, la gestion des fusions et acquisitions et les
exigences croissantes des utilisateurs informatiques.
Les DI allemands semblent les plus concernés par les problèmes de
stratégie d’entreprise, suivis de très prés par les britanniques, puis
d’un peu plus loin par l’Espagne, le Benelux et la France. Les moins
inquiets sont les DI irlandais.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 23/11/2001)

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