Les dirigeants de la presse écrite ne sont plus inquiets par Internet.

Par 08 juin 1997
Mots-clés : Future of Retail, Europe

Lors du Congrès de l'Association mondiale des journaux du 2 au 4 juin à Amsterdam, l'attitude des dirigeants de presse a changé à l'égard d'Internet. Confronté à un déclin de leurs ventes, ces dirig...

Lors du Congrès de l'Association mondiale des journaux du 2 au 4 juin à
Amsterdam, l'attitude des dirigeants de presse a changé à l'égard
d'Internet. Confronté à un déclin de leurs ventes, ces dirigeants voyaient
en Internet un concurrent qui les paniquait tant il leur était mystérieux.
Mais aujourd'hui, certains comme le groupe américain Times Mirros avec 14
millions de connexions par semaine sur ses six sites Internet, ont
parfaitement réussi à maitriser ce nouveau média. A lui seul, le site du
Los Angeles Times représente 60 % de cette activité. David Cole, l'un des
spécialistes de l'édition électronique a insisté sur la nécessité pour les
journaux de mettre en ligne des services spécifiques, non sans rappeler
les différentes sources de revenus possibles pour les journaux
électroniques en prenant comme exemple le Wall Street Journal qui facture
49 dollars par an son édition électronique (29 dollars pour ceux qui sont
abonnés à l'édition papier) et qui compte aujourd'hui 100 000 abonnés.
Autre source de revenus pour les journaux, la commercialisation de leurs
archives. Les résultats les plus significatifs proviennent des petites
annonces. Le site d'offres d'emploi regroupant les principaux quotidiens
américains, CareerPath, propose plusieurs centaines de milliers d'emplois
chaque mois "Plus d'un million de personnes ont déjà utilisé le service
qui va rapporter à Times Mirror plus de 2 millions de dollars en 1997".
Comme l'a déclaré José Maria Bergareche, directeur général du groupe
espagnol Correo "Le journal électronique sera au journal papier ce que la
télévision payante est à la télévision gratuite". Ayant réussi à calmer
ses collègues les plus inquiets, le Suisse Michael Ringier estime que
"L'évolution d'Internet reste à inventer. Nos concurrents ne sont pas les
éditeurs, mais des gens que nous ne connaissons pas encore, des personnes
comme Bill Gates, qui innovent. Ce sont elles qu'il faut chercher à
rencontrer pour établir une coopération".
(Le Monde - 06/06/1997)

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