La distance géographique déteint sur les communications électroniques

Par 27 février 2012
Mots-clés : Smart city, Amériques
globe avec du traffic aérien

Malgré une adoption mondiale, les contacts sur Twitter suivent les schémas géographiques, y compris ceux des vols aériens. Cette dichotomie oblige les marques à se rappeler que les utilisateurs de Twitter commencent, le plus souvent, par un contact face à face.

 

Le plus souvent, Twitter est perçu comme un lieu qui transcende les distances géographiques ou, en d'autres termes, que le réseau qu'il crée ignore les contingences physiques. Malgré tout, une récente étude montre que les connexions sur Twitter sont liées à la proximité physique, en d'autres termes, cette dernière influence la façon de communiquer et d'interagir sur les réseaux sociaux. Pour analyser ce phénomène, des chercheurs de l'université de Toronto ont comparé les utilisateurs de Twitter, leurs liens et le trafic aérien. La plupart des messages postés dans l'échantillon étaient associés à un lieu et se regroupaient dans un petit nombre de localisations, liées entre elles par des routes aériennes à fort trafic plutôt qu'à des routes moins populaires. Ces groupes locaux représentent plutôt plus de liens : 39% des liens entre les utilisateurs se trouvent dans la même région. Ces liens s'expliquent en grande partie par la concentration d'utilisateurs dans quelques lieux : « un grand nombre de liens auraient un caractère local, même après avoir été créés de manière aléatoire, sans tenir compte de la localisation. » Mais le niveau est tel que ce regroupement se fait naturellement. Une analyse plus poussée des liens entre la distance géographique et les connexions Twitter fait apparaître une corrélation avec les routes aériennes à haut trafic, par exemple entre Los Angeles et New York mais pas entre New York et Sao Paulo, New York et Tokyo ou Tokyo et Sao Paulo.

La langue est le pays ont un impact majeur sur le réseautage social

Les différences de langue sont un important facteur de structuration : les groupes éloignés doivent pouvoir communiquer pour créer des réseaux sensés. Mais les liens nationaux compliquent les choses : le pays et la ville donnent une indication importante sur les langues nationales ou dialectes qu'on y apprend, ainsi que sur le fait qu'on y enseigne l'anglais ou d'autres langues cosmopolites. En d'autres termes, la structure des réseaux sur Twitter est liée au langage et aux distances géographiques, mais ces éléments n'expliquent pas tout. L'étude montre que ce qui compte le plus pour que les utilisateurs se connectent sur Twitter, ce sont les interactions précédentes, plus spécifiquement les rencontres face à face. Malgré ces connexions nationales ou globales existant entre les utilisateurs de Twitter, elles sont le plus souvent basées sur des relations personnelles.

Twitter mieux adapté pour une portée globale

La popularité et l'attrait global de Twitter en font un cas d'école idéal. Le coût peu élevé des connexions Twitter le rend peu sensible à la distance : les utilisateurs se suivent partout dans le monde et la corrélation aux contacts face à face est moindre que sur les autres réseaux sociaux. La limite de 140 caractères le rend moins personnel que les autres réseaux : les relations sur Twitter sont plutôt à sens unique alors qu'elles sont bidirectionnelles sur LinkedIn ou sur Facebook. C'est la raison pour laquelle ses utilisateurs sont plus enclins à dépasser les limites géographiques que sur LinkedIn ou sur Facebook, par exemple. Ceci dit, les gens sont moins susceptibles d'être de parfaits étrangers : ce sont les amis d'amis, ou des personnes dont ils ont entendu parler. En raison de ses liens avec le monde réel et de ses schémas de relations transparents, Twitter est le réseau social le mieux adapté pour atteindre une porté globale.

 

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