Les documents administratifs internationaux se transfèrent par mobile

Par 22 octobre 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

En proposant une application mobile pour le transfert de formulaires administratifs dans les Balkans, le projet Sweb espère populariser les solutions de gouvernement à distance.

Pour éviter les queues aux guichets administratifs, le projet SWEB* veut autoriser l’échange de documents officiels entre les citoyens et les collectivités locales via les mobiles. Pour ce faire, il travaille sur un logiciel éponyme qui crée une méthode sécurisée et bon marché pour transférer des documents administratifs, y compris à l’international. L’application est prévue pour être utilisée avec un ordiphone ou un appareil équivalent. Elle est capable d’envoyer des documents de petite taille lorsqu’elle est à portée d’un réseau mobile. Aucune connexion permanente n’étant nécessaire, l’utilisateur maîtrise ses frais de connexion.
Passer directement au gouvernement mobile
Un aspect important dans certaines régions d’Europe. Les chercheurs notent que ce type de services sera particulièrement utile aux pays d’Europe de l’Est et des Balkans. Les connexions mobiles y sont en effet plus répandues que les lignes fixes - dans la partie occidentale des Balkans, le taux de pénétration y est même deux fois plus élevé. "Avec un tel système, les administrations locales pourront directement proposer des services de gouvernement mobile sans passer par l’étape de l’e-gouvernement", s’enthousiasme Petra Hoepner, responsable R&D à l’Institut Fraunhofer pour les Systèmes de Communication Ouverts.
Besoin d’une structure légale
Ces pays pourront aussi utiliser un tel système pour améliorer leurs services publics et accélérer leur processus d’adhésion à l’Union Européenne. Pour la phase de test, plusieurs stations de travail ont été mises à disposition de municipalités cobayes. Des utilisateurs équipés de l’application ont ensuite pu télécharger et remplir des certificats de résidence sur leur téléphone mobile. Même s’ils se sont montrés très satisfaits du service, certains ont pointé le manque de structure légale pour permettre son utilisation dans l’ensemble de l’UE.
* 12 partenaires participent au projet SWEB, répartis dans 7 pays (Grèce, Italie, Allemagne, Serbie, Albanie et Macédoine).

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