Les données du véhicule connecté valent de l’or

Par 14 octobre 2016
Les données de la voiture connectée valent de l'or

D’après une étude du cabinet de conseil McKinsey, les données collectées par la voiture connectée vaudront 750 milliards de dollars d’ici à 2030. Aux constructeurs d’apprendre à les monétiser.

Une voiture connectée génère 25 gigaoctets de données par heure. Un trésor, si l’on en croit le cabinet de conseil en stratégie McKinsey, qui évalue la totalité de ces données à 750 milliards de dollars d’ici à 2030. La vitesse, les trajets de la voiture, les conditions météo, les préférences musicales du conducteur… sont tout autant de données qui pourront se trouver demain entre les mains des constructeurs automobiles. Lesquelles peuvent-ils monétiser et comment doivent-ils le faire ? C’est le défi qu’ils devront relever dans les années à venir.

Donner accès à ses informations est de plus en plus fréquent, comme au moment de télécharger une application smartphone par exemple. C’est en passe de le devenir concernant les données de la voiture connectée d’après des sondages réalisés par McKinsey. Quasiment trois quarts des conducteurs américains, chinois et allemands accepteraient de les partager, voire de payer pour un service qui les utilise, à condition que cela leur soit bénéfique (et leur facilite le stationnement de leur véhicule notamment). D’autres encore consentent à indiquer leurs enseignes préférées sur leur GPS pour recevoir des promotions.

Les fabricants pourront s’enrichir de ces données mais devront d’abord affronter les réticences. Elles viendraient notamment d’Europe où les conducteurs seraient 90% à vouloir garder le contrôle de leurs renseignements comme le montre l’initiative “My car, my data”. Pour les rassurer, les constructeurs devront aussi se soucier de la confidentialité et de la protection de ces informations. 83% de ceux interrogés par le cabinet de conseil s’en inquiètent. Seulement 47 % des constructeurs automobiles se sentent prêts à assurer cette sécurité des données et 41 % disposent d’une unité dédiée à la cybersécurité. Les entreprises technologiques qui ont davantage l’habitude de manipuler autant d’informations pourraient y voir une opportunité de collaboration, comme c’est le cas au sujet de la voiture autonome.

Initialement publié sur Les Echos.

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