Le Dossier Médical Electronique est bénéfique à la médecine préventive

Par 13 mars 2013
médecin avec une patiente

Le dossier médical électronique (EMR) n'influencent pas seulement le suivi des patients, mais également les pratiques médicales. Grâce à la portée et à la sophistication des systèmes de dossiers médicaux électroniques, les tests et examens préventifs pour les femmes se multiplient.

Le dossier médical électronique, ou EMR en anglais (« Electronic Medical Records ») constitue l’une des plus grandes avancées dans le domaine de la médecine, ces dernières années. Parmi d’autres bénéfices, l’ERM permet aux médecins de mieux suivre leurs patients, d’appuyer leur prise de décision sur des données, faciliter les communications entre patients et médecins, etc. Une étude du Journal of the American Medical Informatics Association, réalisée en 2012, étudie plus précisément le rôle des ERM dans la médecine préventive pour les femmes. L’étude montre que plus les systèmes EMR sont sophistiqués (niveau des fonctions couvertes), plus les femmes se voient prescrire des examens et tests préventifs. Comme les résultats de cette étude ont prouvé une corrélation positive entre les systèmes EMR et la médecine préventive, comme l'examen des seins, les tests de Pap et les tests de densité minérale osseuse (BMD), JAMIA conseille aux spécialistes de la santé de la femme d'adopter des systèmes EMR avancés.

Une utilisation encore réduite des EMR dans l’obstétrique et la gynécologie

Malgré le potentiel d'impact positif dans les domaines de l'obstétrique et de la gynécologie, la mise en place des systèmes EMR avancés piétine. L'étude a classé les systèmes par niveau de fonctionnalité : fonctionnalité inexistante, minimale, basique et totale. Sur base de la National Ambulatory Medical Survey 2007-2008, 29,23% disposent de systèmes EMR à fonctionnalité inexistante, 49,34% de systèmes à fonctionnalité minimale, 15,97% de systèmes à fonctionnalité basique et 5,46% de systèmes entièrement fonctionnels. En ce qui concerne les mammographies, par exemple, les taux d'examens pour les systèmes à fonctionnalité inexistante, minimale, basique ou totale étaient respectivement de 20,27%, de 34,96%, de 37,21% et de 44,98%.

L'impact positif des EMR pourrait aiguillonner ceux qui doivent encore y passer

L'augmentation du taux d'examens constatée pour les mammographies s'applique également aux autres tests. Un système EMR augmente le nombre de ces examens, tout comme son niveau influence le nombre d'examens pelviens, de tests de Pap, de tests de la chlamydia, de tests du cholestérol, de mammographies et de BMD. Si le niveau des systèmes témoigne d'une augmentation des pratiques préventives, il est également apparu, grâce aux praticiens n'utilisant aucun système participant à l'étude, que le fait d'avoir un système à fonctionnalité minimale vaut mieux que pas de système du tout. Au moment de l'enquête, l'adoption de systèmes EMR par spécialité était très disparate ; il existe un grand potentiel pour les praticiens de la santé féminine et, pourtant, seuls 18,51% des obstétriciens et gynécologues disposaient d'un quelconque système EMR.

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