Le dossier médical informatisé pas encore assez répandu

Par 08 juillet 2013
 Le dossier médical informatisé pas encore assez répandu

Les cabinets de médecins installent de plus en plus d’outils technologiques différents. Tous, cependant, ne sont pas encore convaincus par ces technologies.

45.3% des cabinets de médecine américains auraient achevé l’implantation des dossiers médicaux informatisés et les utiliseraient au jour le jour. Pour 18.8% des praticiens, l’implantation puis les conditions d’utilisation de ces dossiers représenteraient leurs plus grands obstacles. Les nouvelles technologies représentent en effet un certain coût, entre 500$ et 10.000$ par médecin et selon les logiciels, et près d’un médecin sur deux interrogé par ZirMed dans son étude 2013 Technology Survey Results ne fait partie d’aucun établissement hospitalier et ne bénéficie donc pas de leur structure informatique. Ainsi, si l’adoption des outils numérique se généralise peu à peu, le processus de transition serait bien plus difficile que prévu pour un tiers des répondants, et de nombreux efforts restent à fournir sur cette facette.

L’aspect financier empêche la démocratisation technologique

La plupart des dossiers médicaux informatisés sont mis en place à partir de serveurs achetés par les cabinets de praticien, pour 68% d’entre eux, et 32% louent un accès fondé sur l’informatique dématérialisée. La mise en place d’une architecture réseau dédiée puis l’installation et l’utilisation des logiciels représentent un certain investissement que les cabinets ne sont pas toujours prêts à payer. En effet, l’obstacle financier est majeur pour 37.3% des répondants, même si le gouvernement fédéral des Etats-Unis d’Amérique a mis en place des subventions dédiées. D’autres problèmes peuvent intervenir comme une administration considérée comme trop pesante (13%), dans le cas où le cabinet est rattaché à un centre de soins plus vaste. La non-utilisation de cet outil technologique peut aussi provenir du fait qu’il ne répond tout simplement pas aux besoins des médecins, pour 12% de ceux qui ne les ont pas installés.

Des outils en cours d’implantation

Le rapport met en relief l’utilisation de plusieurs autres types de technologies chez les praticiens. 50% des médecins utilisent un smartphone dans le cadre de leur travail, et 50% de ceux qui ont accès à un logiciel de gestion des dossiers médicaux le font par l’entremise de leur tablette ou de leur smartphone. Les cabinets de médecine ont aussi mis en place des portails Internet dédiés aux patients (43.5%), des logiciels de reconnaissance vocale (33.9%) et utilisent des réseaux sociaux pour communiquer avec les malades (33%).

 

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