Les DSI français n'anticipent pas les problèmes de performance

Par 31 mars 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

97 % des entreprises françaises sont confrontées à des problèmes de dégradation des performances informatiques. Une réalité qui trouverait son fondement dans la difficulté, pour les DSI...

97 % des entreprises françaises sont confrontées à des problèmes de dégradation des performances informatiques. Une réalité qui trouverait son fondement dans la difficulté, pour les DSI (Directeurs Systèmes d’Information), d’identifier les problèmes en amont. Dans pratiquement 7 entreprises sur 10 (65 %), les départements informatiques sont informés de la dégradation des performances par les utilisateurs et plus d'un tiers (40 %) n'en a connaissance que lorsque les systèmes tombent en panne. La complexité des environnements… Malgré l'utilisation de logiciels de surveillance de la performance dans 36% des entreprises françaises (seulement !), la complexité historique des environnements rend difficile leur exploitation : seulement 18 % de la totalité des entreprises prises en compte dans l'étude déclarent pouvoir faire entièrement confiance au logiciel. Avec ou sans logiciel de surveillance de la performance, seuls 4 % des directeurs informatiques français déclarent être capables dans tous les cas de détecter les premiers signes de dégradation. 21 % d’entre eux ne peuvent détecter que des problèmes potentiels, et 15 % avouent ne faire aucun effort pour détecter les dégradations. Une étude Veritas suggère que les problèmes de performance qui empoisonnent la vie des DSI pourraient bien être dus à la complexité des infrastructures actuelles. Les trois quarts des DSI sondés (76 %) disposent de plus d’une interface de surveillance et de mesure de la performance et 5 % n'en ont qu'une seule. Or l'utilisation de plusieurs interfaces implique l'intervention de plusieurs opérateurs. L’on considère qu'une entreprise moyenne a besoin de six employés pour contrôler et surveiller la performance des systèmes de données. Parmi les entreprises interrogées en France, 12 % ne disposent que d'une seule personne affectée à cette tâche et 27 % en emploient plus de cinq. Le salut n’est pas dans l’acquisition de nouveaux matériels… La solution ? Les DSI sont peu nombreux à penser en termes d’optimisation du matériel existant (seuls 11 % citent cette possibilité). A tort, puisque 65 % des sondés avouent que le taux d'utilisation des serveurs de leur entreprise est inférieur à 80 %. Pour autant, 31 % des entreprises françaises reconnaissent faire des investissements matériels dans le cadre d'une politique d'amélioration de la disponibilité des données. Une aberration, lorsque l’on constate que 89 % des DSI admettent disposer de capacités matérielles redondantes pour parer aux problèmes de performance… (Atelier groupe BNP Paribas – 31/03/2004)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas