Duel au sommet pour la vidéo à la demande : Canal + versus TF1

Par 13 octobre 2005
Mots-clés : Future of Retail

Les deux mastodontes des chaînes de télévision privées n'en finissent pas de s'affronter. La chaîne d'information continue i-TELE du groupe Canal+ doit être lancée ce vendredi sur la télévision...

Les deux mastodontes des chaînes de télévision privées n'en finissent pas de s'affronter. La chaîne d'information continue i-TELE du groupe Canal+ doit être lancée ce vendredi sur la télévision numérique terrestre gratuite : un coup d'accélérateur pour cette petite chaîne et un coup de soufflet pour la mieux connue LCI, du groupe TF1, dont l'accès est payant.

Une nouvelle bataille vient tout juste d'être lancée entre les deux chaînes, sur le thème cette fois de la vidéo à la demande. Pour mémoire, ce service bien connu outre-Atlantique permet aux internautes équipés d'une connexion haut débit d'acheter des films et de les visionner via Internet. Canal+ vient de couper l'herbe sous le pied de son concurrent en lançant ce mercredi son offre Canalplay.

L'offre de Canal+...

Avant la fin de l'année, la chaîne devrait proposer plus de 1 000 titres en téléchargement payant et mettre l'accent à la fois sur les derniers films sortis dans les salles et sur les séries télévisées. Sur le site www.canalplay.com , les internautes devront s'inscrire au service, télécharger un logiciel spécifique gratuit avant de faire leur choix et de payer leurs films par carte bancaire (4,99 euros le film, 3 euros en offre de lancement).

Canal+ a opté pour le téléchargement du film sur l'ordinateur de l'internaute : une option qui permettra de visionner son programme immédiatement ou de le différer dans une limite de 30 jours. Attention cependant : une fois la lecture entamée, le film doit être vu dans les 24 heures.

... et celle de TF1

TF1, de son côté, avait assuré le mois dernier du lancement d'un service de vidéo à la demande courant novembre. La chaîne du groupe Bouygues a elle opté, en partenariat avec TPS, pour le visionnage de ses films en streaming : pas d'attente, comme dans le cas du téléchargement, mais la technologie impose de voir le film immédiatement et de ne pas reporter sa lecture. En ce qui concerne les tarifs, les deux offres sont alignées...

Le développement de la vidéo à la demande portera-t-il préjudice à la vente de DVD ? Ce n'est pas certain, si l'on considère que les offres sont bien distinctes et ne répondent pas aux mêmes besoins. Ceux qui devraient souffrir, en revanche, sont les loueurs automatiques de DVD, qui imposent aux cinéphiles de se déplacer pour retirer et pour rendre leur(s) film(s) et dont les tarifs sont les mêmes que ceux désormais pratiqués par les nouvelles offres de vidéo à la demande...

Anaïs Grassat , pour l'Atelier BNP Paribas

(Atelier groupe BNP Paribas- 13/10/2005)

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