Le DVD-Audio et le SACD : pourquoi ne s'imposent-ils pas sur le marché ?

Par 20 janvier 2004
Mots-clés : Future of Retail

Ils promettaient aux consommateurs une écoute de meilleure qualité, et une plus grande capacité de stockage de musique. Ils promettaient à l'industrie du disque un nouveau format numérique qui...

Ils promettaient aux consommateurs une écoute de meilleure qualité, et une plus grande capacité de stockage de musique. Ils promettaient à l’industrie du disque un nouveau format numérique qui rendait impossible la transmission sur Internet de leurs contenus (par cryptage des données). Pourtant, ils n’ont eu aucun succès.

Eux, ce sont deux formats audio : le DVD-Audio et le SACD (Super Audio Compact Disc), qui au lieu de remplacer le bien connu CD ne parviendront sans doute jamais à se faire une place dans le salon hyper connecté des consommateurs de demain. Ces deux formats ressemblent en tous points au compact-disque classique, sauf qu’ils peuvent accueillir six fois plus de données que lui et offrent un son bien meilleur.

Le DVD-Audio et le SACD ont en commun également d’être disponibles sur le marché depuis 2000 et de coûter le même prix qu’un CD. Quelle faille explique donc que leurs ventes soient négligeables au point d’être six fois moindres que celles des disques vinyles traditionnels ? Même si trois ans ne représentent pas une période très longue pour qu’un format s’impose, il faut rappeler qu’au terme de la même période d’existence, le CD avait déjà triplé ou quadruplé le nombre de ses ventes.

Seulement, à son lancement, le CD a été soutenu et imposé par l’ensemble de l’industrie de l’enregistrement et de l’électronique grand public. Pour le DVD-Audio et le SACD, il en va tout autrement. En fait, ils sont les instruments d’une guerre que se livrent différents acteurs de l’industrie du disque. Warner Music soutient le DVD-Audio, tandis que Sony Music, par exemple, a choisi de préférer le SACD (même si aucune oreille avertie ne peut noter la moindre différence dans la qualité du son de l’un ou de l’autre). Il s’agit finalement de savoir non pas quel format mais quel label l’emportera. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ?

( Atelier groupe BNP Paribas –20/01/2004)

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