Le DVD possède de nombreux atouts pour s'imposer.

Par 26 mai 1998

Avec sa qualité d'image presque deux fois supérieure à celle de la cassette et de 20 % à celle du Laserdisc, le DVD possède de nombreux atouts lui permettant de s'imposer. Sa capacité de stockage pe...

Avec sa qualité d'image presque deux fois supérieure à celle de la
cassette et de 20 % à celle du Laserdisc, le DVD possède de nombreux
atouts lui permettant de s'imposer. Sa capacité de stockage permet
d'offrir un son d'une qualité meilleure que celui des disques compacts
audios. Il est également possible de mettre la bande son originale d'un
film et sa traduction en sept langues sur un disque DVD. Les éditeurs de
lignes peuvent proposer jusqu'à 32 versions sous-titrées.
Grâce à sa télécommande et à des menus déroulants s'affichant sur l'écran
de son téléviseur, l'utilisateur peut non seulement choisir entre toutes
ces possibilités, mais aussi consulter des "pages" contenant des
informations complémentaires sur les films et même regarder des scènes
sous différents angles si, bien entendu, le réalisateur les a filmées.
Toutefois, bien que la capacité du DVD soit importante, elle ne lui permet
pas d'offrir tous ces avantages en même temps.

Conservant un formidable atout sur les lecteurs de DVD, seuls pour
l'instant les bons vieux magnétoscopes peuvent enregistrer des films ou
des émissions télévisées.

La bataille pour le son est à l'origine du faible nombre de lecteurs de
DVD vidéo disponibles en Europe. En effet, Philips voulant imposer sa
propre solution technique face au système "Dolby" déjà utilisé aux
Etats-Unis, a pris du retard pour proposer aux éditeurs de films des
matériels leur permettant d'éditer des disques avec son procédé. Le Forum
DVD a donc laissé aux constructeurs le libre choix en Europe entre les
deux techniques. En fait, "Dolby" est devenu le standard quasi universel.
De nombreux constructeurs proposent toutefois des lecteurs capables de
lire ces deux techniques.

Le consommateur européen a, pour l'heure, un choix limité de titres. De
plus, le monde ayant été divisé en six zones géographiques disposant
chacune de son propre système d'encodage des disques, il est impossible à
un lecteur américain de lire un disque DVD vidéo destiné au marché
européen ou japonais. Seuls, les films les plus anciens peuvent être lus
par tous les lecteurs.
En outre, les majors du cinéma ont, pour éviter le piratage, rendu
impossible le copiage d'un disque DVD sur une cassette vidéo.

Pour s'attaquer au marché américain de la location et afin de gagner un
maximum d'argent, les studios, les industriels et les distributeurs ont
fait preuve d'imagination. Ils parient ainsi sur le système dit DVIX
(Digital Vidéo Express). Un disque DVIX acheté 5 dollars par l'amateur de
films (contre 25 dollars pour un disque DVD, 20 dollars pour une cassette
vidéo) ne peut toutefois être regardé que pendant 48 heures. Au-delà, il
faut payer à la séance chaque fois qu'on souhaite le regarder. Le lecteur
de DVIX étant branché sur le réseau téléphonique, le vendeur de DVD peut
facilement facturer l'utilisateur.
(Le Figaro - 26/05/1998)

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