DX Communications ou comment réussir en quatre ans ?

Par 30 mars 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

Travaillant dans une compagnie vendant des téléphones, Richard Emmanuel à 20 ans découvre le marché naissant des mobiles. Il n'hésite pas, avec 1 300 livres en poche et 3 000 livres de prêt bancaire...

Travaillant dans une compagnie vendant des téléphones, Richard Emmanuel à
20 ans découvre le marché naissant des mobiles. Il n'hésite pas, avec 1
300 livres en poche et 3 000 livres de prêt bancaire, et crée en 1991 DX
Communications. Vendant d'abord aux entreprises, il ouvre sa première
boutique en Ecosse en 1993 dès que le marché s'oriente vers le public.
Aujourd'hui il en possède plus de 90, dont 44 en Angleterre et vient de
démarrer aux Pays-Bas où il vise "50 boutiques dans les deux années à
venir". En 1999, sa prochaine étape sera vraisemblablement la France.
Après un chiffre d'affaires en 1991 de 900 000 F, DX Communications a
réalisé l'an passé 40 millions de livres de chiffre d'affaires (400
millions de F environ), avec un effectif de 650 personnes, soit une
progression moyenne de 195 % ces trois dernières années, et vise les 70
millions de livres pour l'année prochaine.
Estimant "qu'une entreprise qui croit très vite change tout le temps de
métier. La difficulté est de mettre en place dès qu'il le faut les hommes
et les structures qui correspondent à sa nouvelle dimension", Richard
Emmanuel a su s'entourer dès 1992 de John Whyte, un manager expérimenté,
comme directeur de production, puis en 1993 de Chris Gorman et de son
expérience du marché des mobiles (direction du marketing). Avec l'arrivée
en 1995 de Andrew Walwyn (directeur des ventes) et en 1997 de Franck
Waters (finances), ils forment aujourd'hui l'équipe dirigeante de la
société.
De plus, après avoir investi 3 millions de livres dans un système
d'information, il peut suivre en temps réel l'évolution des ventes de ses
magasins.
En 1996, la filiale mobile de BT, Cellnet, ayant pris 26 % du capital en
échange de 2 millions de livres d'argent frais lui permet de financer son
développement en Angleterre.
Son programme de demain est simple "croissance et encore croissance. Nous
ferons peut-être une pause après 1999".
(L'Usine Nouvelle - 26/03/1998)

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