E-commerce en Asie, des obstacles à la taille des enjeux

Par 01 octobre 2014
e-commerce en Asie

Face à un marché en plein boom, le e-commerce fait face à de nombreux obstacles en Asie. De son côté, la Chine fait figure d’exception sur le continent.

L’entrée en bourse du géant de l’e-commerce chinois Alibaba a fait suffisamment de bruits pour que l’on se rende compte de l’importance de ce nouveau marché. Avec un poids estimé à plus de 525 milliards de dollars en 2014, le e-commerce asiatique prend une envergure nouvelle. Rien de surprenant dès lors à constater l’afflux des e-commerçants sur le continent asiatique. D’ailleurs, 82 % des e-commerçants interrogés comptent s’implanter en Asie dans les prochaines années. C’est la raison pour laquelle NTT Communications a enquêté auprès de 200 décideurs anglais et américains du commerce en ligne afin de mieux comprendre leurs objectifs et leurs attentes. Réalisé entre mars et avril 2014, le sondage permet d’entrevoir les spécificités du marché du e-commerce asiatique : de nombreux freins malgré un véritable attrait, notamment pour la Chine.

Les freins restent nombreux

La grande majorité, soit 99 % des sondés, considère que le marché de l’e-commerce asiatique présente des obstacles spécifiques. Le premier de ces freins, selon la moitié e-commerçants, demeure la mise en conformité avec les règles fiscales locales. Viennent ensuite les problèmes des besoins locaux spécifiques pour 46 % des sondés : la demande n’est pas la même qu’en Occident. La barrière de la langue est également citée, en troisième position, comme un frein à l’implantation des e-commerçants anglo-saxons en Asie. Mais au delà de ça, les sondés considèrent à 45 % qu’une des clés de la réussite dans les pays asiatiques et la connexion avec les acquéreurs locaux. Les freins semblent donc avant tout culturels : les vendeurs doivent s’adapter à une langue, des besoins et une conception du marché différents. Cela étant dit, toute l’Asie n’est pas homogène. Les disparités persistent notamment entre la Chine et ses voisins.

La spécificité chinoise, forte attractivité et obstacles différents

Le deuxième grand constat de l’enquête de NTT Communications souligne la place un peu à part de la Chine dans le marché de l’e-commerce asiatique. L’inquiétude sur la sécurtié et la confidentialité y est plus importante que dans le reste de l’Asie. Paradoxalement, la volonté de s’y implanter est aussi plus forte que pour les autres pays asiatiques principalement en raison de l’explosion de la classe moyenne chinoise qui atteindrait les 500 millions d’individus d’ici 2020. La Chine fait également figure d’exception dans les modes de paiements : la carte de crédit a des fois du mal à s’imposer quand les paiements sans fil via les smartphones sont en forte croissance. L’étude préconise ainsi aux e-commerçants de s’appuyer sur des fournisseurs de solutions de paiement locaux ou déjà bien implantés même si ceux-ci semblent avoir encore du mal à s’adapter aux spécificités du marché selon NTT. Les défis à venir sont donc nombreux pour la pérénité du e-commerce en Chine car ses effets sur la croissance et la transformation digitale sont prouvés. Un défi qui concerne aussi bien les PME que les géants du net.

 

 

 

 

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