Le e-commerce est plus écologique que le shopping en magasin

Par 04 mars 2009 2 commentaires
Mots-clés : Future of Retail

La chaîne de distribution du site d'e-commerce Buy.com sauvegarde davantage l'environnement que la vente traditionnelle, en boutique réelle.

Le shopping pollue. Mais moins, lorsqu'il est effectué sur Internet. Ce constat paraît évident, mais maintenant il est soutenu par une étude menée par l'Institut de Green Design de l'université de Carnegie Mellon. L'équipe de chercheurs a suivi le trajet effectué par deux commandes. L'une effectuée via un magasin physique traditionnel, l'autre via le site de commerce en ligne Buy.com, qui a inspiré l'observation. Dans les deux cas, les pérégrinations du produit ont été observées du constructeur au domicile du consommateur. L'objectif : comparer leurs émissions de dioxyde de carbone et leur consommation d'énergie. "Nous avons pu démontrer que dans la majorité des cas étudiés, le modèle d'e-commerce Buy.com s'en sort mieux dans ces deux domaines que la vente traditionnelle" explique H. Scott Matthews, chercheur principal de l'institut.
Une réduction des intermédiaires
Les résultats montrent que la chaîne de distribution de l'e-commerce réduit l'impact environnemental de 35 %. L'une des raisons à cela est la différence d'architecture entre les deux chaînes de distribution. Pour être livrés dans les commerces physiques, les produits passent généralement par toute une série d'intermédiaires. Le dernier étant le consommateur lui-même, qui laisse une empreinte lors du trajet entre son domicile et le magasin. Les rejets de dioxyde de carbone et la consommation d'énergie de la commande via boutique physique se situent donc essentiellement dans le transport. Buy.com réduit le nombre d'intermédiaires, dans la mesure où les articles sont directement envoyés par des partenaires de distribution aux consommateurs. Ses deux sources de pollution résident donc, elles, dans le dernier kilomètre vers le consommateur et l'emballage.
Vers plus de partenariats écologiques
Ce qui réduit son empreinte de 65% par rapport à la chaîne classique. Pour prolonger ces effets sur le développement durable, Buy.com a intégré à son site un outil permettant d'évaluer les produits. L'utilisateur sait quel ordinateur, quel écran ou quel notebook est le plus écologique.  Après avoir mis en place ce système particulier de distribution, la société de commerce en ligne travaille au renforcement de partenariats. Notamment pour instituer des pratiques plus écologiques, comme la réduction de l'emballage. "Cette étude confirme que le shopping en ligne est un autre moyen pour les consommateurs de réduire leur empreinte de carbone et leur consommation d'énergie" dit Neel Grover, PDG de Buy.com.

Haut de page

2 Commentaires

Bonjour,
Après en avoir parlé sur mon blog, je me permets de douter de cette analyse lorsque l'on "descend" au niveau du commerce de proximité (quartier, centre ville). L'étude est tout à fait adaptée à une comparaison de commerces en zône commerciale (en périphérie urbaine), et encore... car en France il n'y a pas vraiment d'e-commerce global, du coup on se retrouve à empiler le bilan écologique de plusieurs commandes, donc plusieurs circuits et livraisons.Retrouvez l'intégralité du point de vue sur http://www.ouvre.com/

Soumis par JM (non vérifié) - le 09 mars 2009 à 16h33

Bonjour,
Nexway, spécialiste de la distribution digitale de contenus via Internet, lance sur sa plate-forme de vente en ligne de logiciels et jeux vidéo par téléchargement Toomaï, www.toomai.eu, un éco-calculateur.

Celui-ci indique le volume de CO2 émis lors d'un téléchargement et le compare avec le volume de CO2 qui aurait été émis avec un déplacement en véhicule. Il est présent sur toutes les fiches produits et sur le panier d'achat.C'est ce qu'on appelle un plaidoyer pro domo :,) Mais c'est aussi une information.
LA rédaction

Soumis par Agnes Teissier Heydari (non vérifié) - le 10 mars 2009 à 13h42

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas