e-G8 : le web du futur devra être à la hauteur de la profusion de données

Par 30 mai 2011
Mots-clés : Digital Working, Europe
Mapmonde Réseaux

L'accroissement des dispositifs et des informations connectés offre des perspectives industrielles mais cela ne sera pas sans risques techniques.

La connectivité des machines s'accélère, tout comme leur rapidité de calcul, engendrant le traitement de plus en plus de données. Des améliorations technologiques qui réveillent toutefois des interrogations en termes d'infrastructure, de contrôle et de gestions de risques, a-t-on estimé lors de la session plénière de l'e-G8 sur le futur de l'Internet. En effet, les industriels devront à l'avenir offrir de plus en plus de bande passante et se protéger d'éventuelles pannes, tout en répondant aux attentes des gouvernements quant à ce qu'ils attendent du futur de l'Internet. Parfois confuses en raison de la problématique de la neutralité du Net, ces attentes sont toutefois à l'origine d'initiatives de recherches et de développement. La principale question soulevée aujourd'hui concerne l'explosion des contenus, notamment parce que les internautes en sont également producteurs.

Redéfinir la proximité avec les données

Pour Daniel Kofman, qui dirige le laboratoire LINCS* (Laboratory for information, networking and communication sciences), "les recherches visent aujourd'hui à rapprocher les contenus des usagers, cela passe notamment par une meilleure intégration des contenus sur les réseaux ou encore par leur stockage dans des points optimaux". Il explique en effet qu'à long terme, des systèmes intégrés vont se développer, permettant ainsi aux réseaux d'identifier les informations qu'ils transportent pour ensuite les trier en fonction de leur pertinence. "Il faut aussi prendre en considération que l'Internet des objets concernera demain tout ce qui nous touche, augmentant ainsi le nombre de dispositifs embarqués qui seront connectés", rajoute-t-il. Il apparaît donc selon lui que la question liée au déploiement de ces technologies concernera les politiques de gouvernances et de sécurité des données.

Réguler et sécuriser

Aujourd'hui, le marché des réseaux se divise entre les investisseurs, et les industriels. Les premiers développent notamment des services (Google etc.) et les seconds des infrastructures. "Il est donc du rôle des régulateurs industriels de favoriser les accords entre les différents acteurs afin de répondre aux problématiques de neutralité du Net tout en promouvant les investissements nécessaires", explique le chercheur. Cela notamment afin de mettre en place des politiques de partage de ressources. Lors de l'e-G8, la question de la sécurité des systèmes fut également soulevée, notamment en cas d'attaques ou de pannes. "Nous mettons actuellement en place des systèmes automatisés de protection et de gestion panne", explique Daniel Kofman. Pour lui, tout est une question de contrôle, et "les infrastructures intègrent de plus en plus de systèmes de mesure dans leurs réseaux, ce qui facilite l'automatisation des diagnostics et des réparations"

* Créé en partenariat par l'INRIA, l'Institut Telecom (Télécom Paris) et l'Université Pierre et Marie Curie

 

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas