e-Gouvernement : la France reste en retard

Par 10 avril 2003
Mots-clés : Smart city, Europe

progression de la numérisation des services de l’Etat se fait relativement lentement en France, au regard des autres pays européens. D’après une étude annuelle portant sur vingt-deux pays, menée ...

progression de la numérisation des services de l’Etat se fait relativement lentement en France, au regard des autres pays européens. D’après une étude annuelle portant sur vingt-deux pays, menée par un acteur majeur du conseil en management et services informatiques, Accenture, l’hexagone conserve sa douzième place acquise en 2001. Si les chiffres de la webification de l’Etat n’ont pas explosé cette année, la maturité des services et la gestion de la relation client ont progressé. Ainsi, le taux de présence des sites publics en ligne est l’un des plus élevés au monde. Par ailleurs, 500 000 français ont déclaré leurs revenus en ligne en 2002, contre 117 000 en 2001. Les causes de ce retard sont multiples, mais le taux moyen d’équipement des foyers français en PC laisse apparaître une première explication. Alors que 41 % des foyers européens et 60 % des foyers américains possèdent un ordinateur, seul 36 % des foyers français en sont équipés, dont les deux tiers sont connectés à Internet. Les comptes d’accès haut débit sont passés de 1,04 millions en 2001 à 1,7 millions en 2002, mais cela ne représente toujours que 7 % des foyers français. D’après Accenture, il s’agit maintenant pour la France d’industrialiser ses processus. Les administrations doivent substituer à la multitude de projets locaux, cinq à dix projets majeurs via des plate-formes industrielles, dans une logique de transfert de compétence avec le privé. (Atelier groupe BNP Paribas – 10/04/2003)

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