E-learning : avatars et collaboration améliorent l'apprentissage

Par 25 février 2008
Mots-clés : Smart city

Le projet de formation en ligne AtGentive intègre des fonctions de réseau social pour faciliter l'implication des participants. Leurs interventions sont contrôlées par un surveillant virtuel.

Les plates-formes d'e-learning doivent miser sur l'interaction pour susciter l'attention des participants. L'antienne n'est pas nouvelle. Le projet européen AtGentive la remet au goût du jour. Il vise au développement de plates-formes d'apprentissage qui intègrent des fonctions propres aux réseaux sociaux. Ceux-ci sont censés stimuler l'intérêt et la motivation des participants - jeunes élèves comme professionnels inscrits à une formation. Le projet "repose de manière importante sur les technologies du web 2.0 et s'inspire des systèmes comme Facebook", explique Thierry Nabeth, coordinateur du projet à l'INSEAD, à L'Atelier. "Nous proposons une interface de programmation nécessaire à l'interaction avec la plate-forme, et nous utilisons des systèmes de tagging ou les flux RSS pour exporter les activités qui se déroulent dans le module", ajoute-t-il.
Des surveillants virtuels
Autre nouveauté, et pas des moindres : les modules de travail sont contrôlés par des avatars qui endossent le rôle de surveillants virtuels. Principal rôle attribué à ces agents : interagir avec les participants pour les guider dans leur travail ou les rappeler à l'ordre en cas d'inattention. Le dispositif permet en effet d'enregistrer les manipulations réalisées par le participant et les traces numériques qu'il laisse. A savoir ses identifiants, les sites sur lesquels il se rend, ou les travaux qu'il envoie. Si les interventions sont jugées insuffisantes, l'avatar fait un rappel à l'ordre. Il peut également stimuler leur attention en les guidant dans leur travail, ou en leur fournissant des informations supplémentaires sur le sujet étudié. Plate-forme communautaire oblige, le système encourage également les participants à s'impliquer dans le programme. Ainsi, le surveillant virtuel prévient un membre du réseau quand l'une de ses contributions a attiré l'attention d'un autre membre.
Stimuler la participation de l'étudiant
"Pour que le concept de l'apprentissage collaboratif fonctionne, il est nécessaire de montrer aux participants que leur investissement est payant. C'est-à-dire que le travail effectué est susceptible d'intéresser d'autres personnes", souligne Thierry Nabeth. Le projet se décline pour le moment en deux plates-formes. AtGentNet s'adresse aux adultes. Elle a été testée par le Swedish Trade Council, partenaire du projet, à l'occasion d'un programme réunissant ses cadres commerciaux. Selon le STC, les professionnels inscrits au projet d'e-learning participatif auraient plus appris que ceux ayant travaillé à partir d'un système d'e-apprentissage traditionnel. Quant à Atgentschool, elle a été déployée dans des classes élémentaires. Un premier test a été effectué en République Tchèque, afin de mesurer son impact sur l'attention des élèves en cours.
Mathilde Cristiani
 
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