E-learning : une nouvelle source de revenus pour les entreprises

Par 18 mai 2006
Mots-clés : Smart city, Europe

Même les entreprises commencent à commercialiser auprès de leurs clients des dispositifs de formation en ligne initialement conçus pour des usages internes...

Même les entreprises commencent à commercialiser auprès de leurs clients des dispositifs de formation en ligne initialement conçus pour des usages internes. C’est par exemple le cas pour les géants du conseil, Arthur Andersen, Pricewaterhousecoopers (PWC) ou Accenture. Ou dans d’autres secteurs, comme IBM, Oracle ou Cisco ou France Telecom. Chez Accenture, on montre l’exemple : les cadres y suivent des cours en classes virtuelles, ces classes qui réunissent via Internet, en temps réel, un formateur et des élèves disséminés un peu partout dans le monde.
 
Dans un autre genre, Cardif (compagnie d’assurance filiale de BNP Paribas) a lancé début avril Finagora TV, une émission de télévision interactive destinée aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants et aux autres professionnels de la finance. Au programme de cette émission mensuelle, accessible à tous les internautes, commentaires de l’actualité financière, patrimoniale et juridique par des professionnels du secteur, et réponse aux questions posées en direct ou déposées sur le site Prochaines éditions le 23 mai et le 20 juin.
 
De fait, la diversification des outils de l’e-learning permet aux entreprises d’accéder à de nouveaux usages. Dans les formations sur étagères, ces contenus standards de l’e-learning, celles de bureautique, de management et de langues constituent encore l’essentiel du marché. Mais des enseignements plus pointus, qui couvrent davantage de secteurs professionnels, apparaissent. Ainsi, Just a link (760 000 euros de chiffre d’affaires en 2005) propose aux entreprises des formations en applications informatiques, que ce soient des logiciels de bases de données, de gestion de l’entreprise, ou de bureautique. Autre exemple, Onlineformapro forme depuis septembre 2004 des salariés de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest à l’usage d’outils d’application de gestion bancaire. Dans l’enseignement par e-learning des langues, le cadre qui a par exemple besoin d’une remise à niveau en anglais peut concevoir son parcours personnalisé, en sélectionnant même les accents qu’il veut travailler, ou les registres de vocabulaire selon son secteur professionnel.
 
Une tendance à la e-formation à la carte corroborée par la dernière étude de Forrester Reserach sur le e-learning, d’après laquelle les entreprises "commencent à mettre en place un apprentissage informel proposé à l’employé via des nouveaux media comme les blogs, leswikis et les podcasts".
 
De fait, de nouveaux outils, fortement inspirés du web collaboratif, apparaissent. Ainsi, Outre-Atlantique, d’après l’étude annuelle de "Learning circuit", publiée en octobre dernier par l’American society for training and developpment, plus de 50 % des entreprises sondées déclarent utiliser les web conférences ou les conférences audio, 31 % des vidéo conférences, 58 % des outils-auteurs, et 3,2 % les classes virtuelles. Surtout, alors que nombre de grandes entreprises profitent du e-learning peut former simultanément 1 000 à 2 000 salariés, les prestataires de services développent les outils communautaires.
 
Arriverait-on dans l’ère du e-learning 2.0 ? L’application de la philosophie du Web 2.0 au e-learning, c’est en tous cas ce que préconise Stephen Downes dans un article publié sur l’E-learn Mag.
 
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 19/05/2006)

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