Les “early adopters” du cloud confirment leurs avantages comparatifs

Par 31 octobre 2013
Cloud_Success

Une augmentation des revenus et des bénéfices autant qu’une amélioration de l’organisation seraient les bénéfices à attendre du cloud si la complexité de son implémentation est toutefois maitrisée.

20% des entreprises auraient trouvé une source de différenciation concurrentielle. Leur secret ? Etre précurseur dans l’adoption du Cloud computing. Selon une étude réalisée par le IBM Center for Applied Insights, ces précurseurs auraient vu leur chiffre d’affaires et leur marge progresser respectivement de 12,7% et de 15,3%  sur la période 2009-2012 contre 6,6% et 9,5% pour les entités « challengers ». Ces dernières ont la particularité d’avoir également adopté le cloud mais de ne pas avoir pensé son intégration comme stratégique. En queue de peloton, on retrouve les suiveurs, montrant un intérêt pour les solutions de Cloud sans toutefois l’avoir vraiment adopté. Ils accusent un retard de progression de leur marge de 140% par rapport aux précurseurs. A l’origine de ces différences, une meilleure efficience dans  l’analyse des données, dans les décisions et une meilleure collaboration au sein de l’entreprise. Et la tendance n’irait qu’en s’amplifiant. L’étude prend l’exemple de deux entreprises qui ont vu apparaître ces avantages.

Une réinvention stratégique mêlant Big Data et Cloud

La première, TP Vision un fournisseur de solutions pour TV Connectées, a par exemple basé son dispositif d’applications sur le cloud. L’entreprise peut ainsi analyser en permanence l’expérience client et travailler à la peaufiner sans mises à jour perpétuelles du système. Prendre de meilleures décisions semble également à l’orée du bois. En effet, en reliant les données des serveurs distincts ou des disques durs des collaborateurs, les précurseurs seraient trois fois plus susceptibles de trouver une idée différenciative. Ainsi, aux Etats-Unis,Target Corporation deuxième détaillant généraliste du pays a souhaité revaloriser ses marges mais s’est heurté à son positionnement « Expect more, Pay less ». En offrant une nouvelle perspective d’analyse, le Cloud a permis à l’entreprise de ne pas briser sa promesse en ne ciblant que certains segments de sa cible pour ne pas altérer sa perception prix. Grâce à des tableaux de bord et des insights incorporés dans le workflow, les entreprises peuvent agir sur leur stratégie mais également sur leur organisation. Le Cloud permet en effet d’effacer les silos entre départements en réunissant une foule de collaborateurs  détenteurs de compétences complémentaires autour de projets vecteurs de diffusion de connaissances collectives.

Maitriser la complexité de l’intégration du Cloud dans les process

Mais si le Cloud semble tenir ses promesses, 51% des précurseurs ont déclaré qu’il était facteur de complexité. Pour favoriser son intégration, l’utilisation de plateformes en open source est conseillée. Par ailleurs, afin de capitaliser sur les atouts du cloud public et privé, les infrastructures de cloud hybride sont préconisées. Intégrer le Cloud au cœur de son organisation nécessite également une collaboration importante entre les départements des SI et des BU opérationnelles tant au niveau du personnel que des cadres dirigeants. Convenir des objectifs au début de l’aventure est de même indispensable. Il convient en effet de considérer de quelle manière pourrait agir le Cloud à la fois pour une plus grande différenciation compte tenu de son positionnement concurrentiel, pour une vision holistique du client et pour un alignement des plateformes aux objectifs de résultats.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas