EBay attaqué pour vente de contrefaçons

Par 09 février 2006
Mots-clés : Smart city

Ulcéré de voir se vendre au rabais des contrefaçons de ses bijoux, le joaillier Tiffany poursuit le site de ventes aux enchères eBay, accusé de faciliter la commercialisation de ces copies et...

Ulcéré de voir se vendre au rabais des contrefaçons de ses bijoux, le joaillier Tiffany poursuit le site de ventes aux enchères eBay, accusé de faciliter la commercialisation de ces copies et d'engranger des millions de dollars grâce à ce trafic. Engagées depuis 2004, ces poursuites soulèvent un épineux problème : les sites de vente en ligne de type eBay sont-ils responsables des contenus qu'ils hébergent ? EBay se défend d'encourager le commerce de contrefaçons : "nous sommes déçus que Tiffany engage des poursuites, sachant que nous avons coopéré avec leur service de protection de la marque pendant plusieurs années au travers de notre programme Verified Rights Owner", explique Hani Durzy, un porte-parole de la plateforme de ventes aux enchères. En dépit des efforts fournis par eBay, Tiffany affirme avoir pu acheter, en 2004, plusieurs centaines d'objets siglés de sa marque. Selon le joaillier, les trois quarts de ses objets étaient des contrefaçons, sur lesquelles le site de vente aux enchères a prélevé, comme pour tout objet, une commission. EBay estime ne pas être responsable des objets qui sont mis en vente sur ses sites dans la mesure où la plateforme a mis en place des outils de prévention. On trouve en effet sur chaque annonce un lien permettant de prévenir eBay en cas d'objet délictueux et des efforts sont menés en amont pour essayer de détecter les copies illégales. Le procès devrait avoir lieu d'ici la fin de l'année. Si Tiffany le remportait, eBay et les autres plateformes de vente en ligne pourraient être contraints de mettre en place des systèmes draconiens de lutte contre la contrefaçon. (Atelier groupe BNP Paribas - 09/02/2006)

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