EBay explique son pari Skype

Par 16 septembre 2005
Mots-clés : Smart city

Beaucoup se demandent quelle idée pertinente peut bien se cacher derrière l'acquisition de Skype par eBay. Les critiques se déchaînent avançant que leurs métiers sont trop différents et que...

Beaucoup se demandent quelle idée pertinente peut bien se cacher derrière l'acquisition de Skype par eBay. Les critiques se déchaînent avançant que leurs métiers sont trop différents et que l'intégration des activités de Skype dans le cœur de métier d'eBay est un mirage. Le numéro un des enchères en ligne a décidé de répondre au "Je ne comprends pas" de Barry Diller, le PDG d'Interactive Corp.

Ebay "croit profondément à tout ce que nous pouvons faire pour éliminer les frictions dans les transactions. Notre marché repose sur deux piliers : communication et transaction", explique le porte-parole de la société Chris Donlay."Le rachat et l'intégration de Paypal a apporté une réponse précise à la question des transactions financières. L'intégration de Skype jouera un rôle similaire en matière de communication entre acheteurs et vendeurs."

La possibilité d'utiliser les communications vocales pour finaliser des ventes en ligne est une synergie qui peut rapporter gros. L'accroissement des revenus sera double : les gens téléphoneront et ils achèteront plus puisqu'ils auront plus confiance. Ebay pense notamment aux transactions lourdes comme les voitures d'occasion, les objets de collection ou l'immobilier qui représentent 40 % du volume total des transactions.

Skype est la plus grosse acquisition du numéro du commerce en ligne mais depuis dix-huit mois le groupe avait lancé une série d'acquisitions comme shopping.com ( comparateur de prix), kijiji (petites annonces internationales), rent.com (immobilier). Il compte bien faire bénéficier aussi à ces activités-là de Skype grâce au développement du "pay-per-call".

Après le "pay-per-click" (l'annonceur paye des droits de publicité pour que son site soit visible dans les premières places des résultats des outils de recherche en choisissanr des mots-clés qui décrivent le contenu du site), le pay-per-call permettra à l'utilisateur de cliquer sur un lien qui entame une conversation téléphonique avec l'annonceur. Cette nouvelle technique coûte plus cher à l'annonceur (7$ contre 0.5$) que l'actuel mais les chances que la transaction soit finalisée sont bien meilleures. Le cabinet Kelsey Group annonce que ce marché représentera de 1.4 à 9 milliard de dollars d'ici 2009.

(Atelier groupe BNP Paribas- 16/09/2005)

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