Quand le eBusiness recrée la boite aux lettres

Par 21 février 2010
Mots-clés : Amérique du Nord

Moment préféré du matin à San Francisco : prendre son petit déjeuner américain avec un quotidien plein de cahiers en version non tabloïd. Ce dimanche, le New York Times. Logique. Et dedans, une page entière sur le courrier. Oui, le courrier, pas le courriel. En haut de la page 4 du cahier Business, un article sur Vanessa Troyer et Chris Farentinos. Ces deux là ont eu une idée qui n'est pas pour une fois de créer un nouveau service web, ni un nouveau site de commerce électronique, ni un gadget à piles. Non, une boite aux lettres, une BAL en métal. Leur constat est simple : les américains reçoivent de plus en plus de colis très volumineux : PC, écrans, etc. Et leurs boites aux lettres ne sont adaptées en terme de taille et de sécurité des biens. D'où la mise au point des Oasis Jr., l'Elephant Trunk par leur entreprise : Architectural Mailboxes. Une innovation bénie par Amazon, quand même.

La deuxième demi page est consacrée à la création des systèmes postaux américains et anglais. Détail amusant, l'auteur (Randall Ross) rappelle que le courrier a connu ce qu'à connu Internet avec le haut débit illimité. A ses débuts, les anglais devaient payer au nombre de feuilles et au nombre de kilomètres parcourus par le pli. Et le destinataire devait payer. Autant dire qu'un courrier de sa vieille tante écossaise devait être plutôt mal perçu par un londonien.

Avec le nouveau système, prix unique quelque que soit la distance : "After the 10th january, a Letter not exceeding HALF AN OUNCE IN WEIGHT, may be sent from any part of the United Kingdom, to any other part, for ONE PENNY, if paid when posted, or for TWO PENCE if paid when delivered". Une sorte de pre-email...

En attendant, les sortes de boites aux lettres qui contenaient topus les journaux de SF, gratuits ou payants, font maintenant grises mines. Il faudrait lancer un concours pour leur réinventer un destin. C'est amusant, je me rappelle un séjour à San Francisco il y a quelques années, où j'avais passé quelques minutes à regarder des employés municipaux mettre en place ces distributeurs de journaux dans une rue proche d'Union Square.

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