Echange de fichiers musicaux en ligne : l’industrie du disque hausse le ton !

Par 27 juin 2003
Mots-clés : Future of Retail, Europe

Les fervents pratiquants du téléchargement de fichiers musicaux n’ont qu’à bien se tenir : l’industrie phonographique enquête ! Depuis que l’Association américaine de l’industrie du ...

Les fervents pratiquants du téléchargement de fichiers musicaux n’ont qu’à bien se tenir : l’industrie phonographique enquête ! Depuis que l’Association américaine de l’industrie du disque (RIAA), qui représente les grandes majors mondiales, EMI, Sony Music, BMG, Vivendi et AOL Time Warner, a gagné un procès contre un fournisseur d’accès à Internet, l’opérateur télécom Verizon, elle a décidé de s’attaquer directement aux usagers. Lors de cette action judiciaire, elle était parvenue à obliger Verizon à fournir les coordonnées d’internautes accusés de nombreux téléchargements. Jusqu’à présent, l’association s’était pourtant attachée à lutter contre les réseaux d’échange comme Morpheus ou KazAa, mais elle a maintenant décidé changer de stratégie en attaquant les utilisateurs qui proposent leurs fichiers en partage et laissent leur disque dur accessible. Les dédommagements réclamés pourraient s’élever à 150 000 dollars par plainte déposée. « La RIAA, dans son infinie sagesse, a décidé non seulement de s’aliéner ses propres clients, mais en plus de les conduire à la faillite par des poursuites judiciaires. Ainsi, ils ne pourront plus se permettre d’acheter des disques, même s’ils le voulaient », a commenté d’un ton sarcastique Wayne Rosso, président du réseau d’échange Grokster. Mais les maisons de disques ne sont pas elles-même à l’abri des poursuites judiciaires. EMI France vient ainsi d’être condamnée par le tribunal de grande instance de Nanterre pour « défaut d’information et tromperie ». L’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) avait assigné la major après avoir constaté que les systèmes anticopie utilisés par EMI France empêchaient les disques de passer sur certains lecteurs, et que la maison de disques n’en avait pas informé ses clients. L’association UFC-Que Choisir tente également faire plier les majors sur ce sujet, et les deux associations font pression sur le gouvernement. (Atelier groupe BNP Paribas – 26/06/2003)

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