Pour échapper à Olivetti, Telecom Italia veut fusionner avec sa filiale

Par 25 février 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

TIM. Telecom Italia a décidé d'accélérer son plan industriel face à la pression d'Olivetti. Il vient ainsi de proposer une fusion de la société de télécommunications fixes avec sa filiale Teleco...

TIM.
Telecom Italia a décidé d'accélérer son plan industriel face à la pression
d'Olivetti. Il vient ainsi de proposer une fusion de la société de
télécommunications fixes avec sa filiale Telecom Italia Mobile (TIM), le
premier opérateur de téléphones mobiles en Europe (14 millions d'abonnés).
Si cette fusion avec TIM dont la part de marché en Italie dépasse les 68 %
et en Europe les 16 %, se réalise, elle pourrait servir d'aiguillon à
l'ensemble du groupe. TIM a réalisé en 1997 un chiffre d'affaires de près
de 5 milliards d'euros et un bénéfice net de 800 millions d'euros, soit
une marge de 16 %. Sur les neuf premiers mois de 1998 (derniers chiffres
connus), le chiffre d'affaires s'élève à 4,4 milliards d'euros, en hausse
de 24 %, et le bénéfice après impôt dépasse les 875 millions d'euros.
TIM représente à elle seule plus de 22 % du bilan consolidé du groupe
Telecom Italia.
En intégrant TIM, l'opérateur voudrait répondre aux nouveaux entrants et
faire "converger" ensemble téléphones fixe et mobile.
Le 17 février dernier, avant le déclenchement de l'OPA d'Olivetti, Telecom
Italia avait d'ailleurs déposé une demande d'autorisation pour
commercialiser un service combiné.

Le conseil d'administration d'Olivetti, pendant ce temps, s'est réuni hier
pour se prononcer sur une augmentation de capital de 2,5 milliards d'euros
et préparer une OPA en bonne et due forme.
(Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 25/02/1999)

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