Écologie, réduction des coûts… : la batterie se veut de plus en plus efficiente

Par 20 octobre 2014
La batterie du futur

Les recherches sur la batterie du futur sont en pleine effervescence. Les universités sont nombreuses à développer de nouvelles technologies qui promettent beaucoup en terme de réduction des coûts économiques et écologiques.

La grande idée de la batterie développée par l’équipe du professeur Yiying Wu du département de chimie de l’université d’Ohio est de combiner énergie solaire et la technologie KAir développée dans la même Ohio State University.

Présentée comme révolutionnaire la batterie KAir fonctionne grâce au potassium et à l’air. Elle promet de ne pas polluer et les développeurs veulent la commercialiser à grande échelle d’ici 2017. Sans parler d’un coût de production réduit de 78 % selon l’université. L’ambition y est. Dans les faits, la batterie utilise l’air ambiant lorsqu’elle est en fonctionnement pour régénérer les composants au lithium. Résultat : elle permet de restituer 98 % de l’énergie stockée, un taux rarement atteint.

 

En combinant cette technologie avec l’énergie solaire, on obtient une batterie écologique qui se recharge seule avec une énergie propre. C’est l’idée de l’équipe menée par Yiying Wu : “Le nec-plus-ultra est d’utiliser un panneau solaire pour capturer la lumière puis une batterie efficace et peu coûteuse pour stocker l’énergie. Nous avons intégrer les deux fonctions dans un seul appareil. En faisant cela, on réduit considérablement les coûts.” assure le professeur de biochimie.

La batterie créée se place donc clairement sur le créneau de l’écologie assurant également un prix compétitif. Mais c’est la totalité du marché des batteries qui est en réalité en plein effervescence : les voitures électriques et les performances toujours plus poussées des smartphones nécessitent une énergie décuplée. Des chercheurs israëliens avaient réussi à créer un même type de batterie récemment qui promet une recharge en 30 secondes.

La même promesse vient d’être faite par une équipe de chercheurs de Singapour. Ceux-ci ont remplacé un composant en graphite par un autre en titane. Les conséquences sont multiples : la vitesse de chargement est décuplée (15 minutes pour une voiture électrique promet l’équipe de la Nanyang Technological University) et la durée de vie augmente (20 fois plus que les batteries actuelles). À nouveau l’ambition est à la commercialisation grâce à un processus de fabrication plus simple assure les inventeurs.

Nokia de son côté veut transformer les ondes sonores en énergie pour les batteries des téléphones. Les inventions se bousculent mais semblent avoir du mal à atteindre la commercialisation. Un défi que la batterie KAir veut accomplir en espérant récolter 6 millions de dollars de fonds pour lancer une production industrielle.

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