L’économie des applications touche désormais tous les secteurs

Par 25 septembre 2014
Applications

Les grandes entreprises doivent mettre en œuvre des stratégies afin de suivre la disruption de la chaîne de valeur et l’engagement des consommateurs qu’apporte l’essor de "l’économie des applications".

Toutes les entreprises sont désormais des entreprises de software. Les applications, sur mobiles ou sur l’internet, changent diamétralement la façon dont une entreprise est amenée à connaître ses clients et à faire que son audience s’engage. Pour venir corroborer l’ampleur de la disruption des secteurs traditionnels, une étude de l’éditeur de logiciel CA Technologies a mené un questionnaire à grande échelle : 44% des personnes interrogées ressentent déjà un impact dans leur secteur. Les ingénieurs prennent un rôle déterminant dans cette nouvelle économie où l’innovation n’a jamais été autant en demande d’investissement : la moitié des entreprises sondées pensent que les investissements doivent augmenter de 20% dans l’année à venir. Si les efforts à faire sont considérables pour ne pas être victimes de la tendance des applications, il y a un paradoxe à voir que la majorité des firmes pense finalement y répondre convenablement.

"The software is eating the world" – Marc Andreessen

En volume, le travail des ingénieurs software a explosé entre 2007 et 2012, de 98% pour le secteur du retail (distribution) à 72% pour les services financiers. D’ailleurs, la banque d’affaire JP Morgan compte désormais plus d’ingénieurs software que Google. En effet, l’étude insiste sur le fait que c’est la prégnance du software qui permet aux entreprises de se différencier. Preuve que les solutions software sont de plus en plus fréquentes : la moitié des entreprises interrogées ont réalisé une acquisition de ce type au cours de l’année. À l’inverse, la croissance du software explique également le retard relatif des entreprises qui ne sont pas directement technologiques. De façon connexe la sécurité est donc un enjeu de taille pour protéger les données des utilisateurs. Mais la sécurité elle-même ne devrait pas, selon CA Technologies, être pensée de façon négative : la sécurité devrait être un moyen d’améliorer le produit et non une contrainte qui vient alourdir la production.

Les nouveaux standards du numérique installent de fortes hiérarchies

La méthode employée par le cabinet de recherche Vanson Bourne pour CA Technologies a pris en compte l’avis de 1500 seniors en IT et de cadres d’entreprises de plus de 500 millions de dollars de revenus dans 13 pays différents. Elle met en avant que si les grands groupes ont d’ores et déjà compris l’importance d’innover, c’est le top management qui ressent en premier l’impact de la transition, notamment sous la forme d’une plus forte pression à délivrer à cause de la demande, de la concurrence et de la baisse des revenus. Seule une minorité de 6% estime ne pas ressentir de pression à délivrer plus rapidement. Les deux best practices isolées restent finalement assez intuitives : la mobilité des cadres et le feedback constant des utilisateurs doivent guider les stratégies commerciales pour tenir dans la course.

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