Quand l’économie à la demande opte pour le salariat

Par 02 août 2016
Quand l’économie à la demande opte pour le salariat

La start-up Shyp a choisi de recourir à des salariés plutôt qu’à des indépendants, choix atypique pour une entreprise de l’économie à la demande. Une décision due à la spécificité de son service.

D’ici 2020, les indépendants composeront la moitié de la population active américaine. Un chiffre impressionnant qui illustre une tendance de fond sur le marché du travail : celle du déclin progressif du salariat. Ce changement est notamment promu par les entreprises de l’économie à la demande, qui recourent massivement aux travailleurs indépendants.

Cependant, certaines font figure d’exception. C’est le cas de Shyp, start-up de San Francisco qui prend en charge la livraison de colis pour entreprises et particuliers. Si à l’origine, elle s’appuyait elle aussi sur les travailleurs indépendants, la jeune pousse a depuis changé son fusil d’épaule, comme l’a expliqué Lauren Sherman, sa directrice marketing lors de l’évènement « The growth of on-demand services », organisé par Gone Social dans les locaux de Yelp, à San Francisco.

« Nous avons réalisé que la qualité de l’interaction avec nos employés était ce qui importait le plus à nos clients. Ainsi, nous avons opté pour une main d’oeuvre à temps plein, que nous prenions le temps de former pour qu’elle sache comment présenter le service aux clients et puisse répondre à toutes leurs questions. »

Selon elle, le choix entre salariés et travailleurs indépendants dépend du coeur de métier de l’entreprise : « Nos clients nous confient des objets personnels, nous les amenons dans notre entrepôt, les emballons et les livrons pour eux. Pour que ce modèle fonctionne, gagner la confiance du client est primordial, bien plus que pour une entreprise qui s’occupe de récupérer et livrer des repas depuis des restaurants, par exemple. Opter pour des salariés nous a permis de construire cette confiance. Nous n’aurions pas pu croître autrement. »

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