Pour économiser sur le mobile, il faut regarder du côté des antennes relais

Par 02 mars 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
Mobile

Réduire la consommation énergétique des stations de base a aussi un enjeu financier. D'autant que des dispositifs pouvant s'ajouter à l'infrastructure existante pourraient permettre d'y parvenir.

Le déploiement de stations de base mobiles alimentées par des énergies dites renouvelables comme le solaire ou l'éolien n'est pas la seule initiative à mener pour rendre ces stations moins énergivores. Voilà ce qu'estime une équipe du département des sciences de l'environnement de l'université de Naples, et de l'Institut de protection et de recherche en environnement de Rome. Selon elle, il est aussi possible de réduire la consommation via une autre attribution des ressources ou l'ajout de certains éléments permettant de générer moins d'énergie. Pourquoi en parler ? Parce que de telles initiatives ne sont pas uniquement synonymes de geste environnemental, mais ont aussi des enjeux financiers. Selon les chercheurs, il serait possible d'économiser environ 1000 euros par an et par antenne en respectant plusieurs étapes. Si l'on regarde dans le détails, plus de 60 % de l'énergie est consommé par les amplificateurs et les équipements radio, 25 % par les dispositifs de refroidissement et d'air conditionné, et 11 % par les systèmes d'alimentation du courant en continu.

Réduction des coûts 

C'est sur les deux premiers postes que les efforts doivent du coup majoritairement être menés, confirment les scientifiques. Notamment dans les zones à forte variation thermique. En ce qui concerne les dispositifs de rafraîchissement ou de réchauffement de l'air, ils proposent du coup deux méthodes : l'utilisation d'un logiciel dédié à l'optimisation et la régulation des fonctions d'air conditionné. Et celle d'un dispositif de rafraîchissement local de l'équipement électronique seul. Selon eux, une réduction de 5 à 10 % de la consommation est envisageable. Au niveau de l'alimentation des appareils de transmission, ils ont étudié et testé un logiciel lancé par Ericsson et qui, pendant les périodes de faible trafic, est capable de mettre les émetteurs-récepteurs qui ne sont pas utilisés en stand by.

Des opportunités à saisir

Ce qui réduit logiquement les pertes énergétiques, puisqu'il n'est plus obligé de les alimenter pour rien. Selon leurs résultats, une baisse de 10 % de la consommation peut être observée. Sachant que la majeure partie de cette économie est réalisée la nuit, mais aussi pendant les week-end. Enfin, l'usage d'énergies renouvelables reste une solution de choix, en permettant de réduire celle consommée par les équipements de radio-télécommunications. Mais les scientifiques rappellent qu'elle dépend de conditions environnementales locales, de la typologie des stations de base et des besoins en alimentation. Dans la plupart des cas, c'est d'ailleurs une solution hybride qui est retenue. L'étude a été menée durant 3 ans environ sur une centaine de stations relais disséminées sur le territoire italien. Mille contrôles quotidiens étaient environ menés. Cela afin d’étudier la consommation d’énergie selon divers critères environnementaux, électriques et logistiques.

 

 

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