Écosse : les entreprises high-tech doivent protéger leur savoir-faire.

Par 11 décembre 2008
Mots-clés : Smart city

Les spécialistes des nouvelles technologies qui en sont issus ne recourent pas suffisamment aux brevets. Ils doivent pourtant apprendre à mieux défendre leur propriété intellectuelle.

Quels aménagements les sociétés écossaises du secteur des technologies de l'information doivent elles s'imposer afin d'être plus compétitives sur le marché mondial ? C'est à cette question que tâche de répondre une étude réalisée par des chercheurs de l'université St Andrew. Ceux-ci recommandent notamment de recourir plus souvent au brevetage. "Les petites et moyennes entreprises préfèrent souvent mettre leurs produits très rapidement sur le marché. Ils se content de la protection informelle que leur confère le secret commercial, lequel ne suffit pas toujours à protéger la propriété intellectuelle", souligne l'un des responsables de l'étude, le professeur Gavin Reid.
Secret commercial
Il est vrai que les brevets coûtent cher et qu'ils peuvent aussi être contre-productifs en mettant à jour des informations qu'on ne voulait pas divulguer. C'est la raison pour laquelle le recours aux brevets ne doit pas non plus être systématique. "L'essentiel pour ces sociétés est d'être imaginatives en inventant de nouveaux moyens de protéger leur savoir-faire". L'autre principal facteur d'amélioration de la compétitivité des sociétés high-tech écossaises réside évidemment dans la rationalisation des coûts. À condition bien sûr que celle-ci n'entame pas à long terme leur capacité à innover.
Opto-électronique
L'étude fait le point sur l'impact économique de la crise financière. Laquelle a des effets contrastés : "La rentabilité de certaines activités en a bien sûr pâti, à l'instar de ces sociétés spécialisées dans l'énergie éolienne touchées par la baisse du prix du pétrole". Mais d'autres secteurs semblent plutôt bien résister : en microélectronique par exemple, les entreprises continuent à attirer des capitaux. "On manque alors parfois plus souvent de talent que d'argent". Gavin Reid identifie enfin un secteur qui tire particulièrement bien son épingle du jeu et devrait continuer à croître : l'opto-électronique.

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