A chaque écosystème d'objets connectés, son interface unique et dédiée

Par 09 décembre 2013
Smarcos

Les chercheurs du VTT finlandais ont développé un système permettant de connecter objets connectés ensemble afin de mieux répondre aux évolutions de l'utilisateur.

Si les smartphones ont produit en moins de 10 ans un changement drastique dans la façon dont nous appréhendons notre quotidien, au grand dam des attentes de nombreux utilisateurs, la connectivité entre les objets connectés restent un inconvénient majeur. Que l'on soit ou non adepte d'une marque particulière, connecter smartphone, tablette, télévision et ordinateurs peut sembler aisé mais l'est rarement et peut même pousser à une certaine aversion envers les appareils possédés. Le Centre de Recherche Technique de Finlande, coordinateur de l'initiative européenne SMARCOS, a cherché non seulement à connecter plus aisément les appareils entre eux, mais bien à remettre l'utilisateur au centre de leur utilisation. Pour cela, ils ont associé des interfaces pouvant intégrer différents appareils connectés entre eux à une technologie permettant une analyse comportementale de l’utilisateur en temps réel. Le but : que les différents objets connectés interagissent entre eux et soient à même de suivre et d’adapter leur utilisation aux habitudes de l'utilisateur.

SMARCOS

Plus précisément, l'initiative, dénommée SMARCOS, pour Smart Composite Human-Computer Interfaces, consiste à utiliser les appareils eux-mêmes comme interfaces pour permettre de les connecter à des services cloud. Ce n'est ainsi pas l'interface physique des appareils qui change mais l’interface utilisateur qui devient plus intelligente. Parmi les exemples d’interfaces créées, on retrouve notamment un service encourageant la bonne hygiène de vie de l'utilisateur. Selon les données récupérées, que ce soient à partir de l'accéléromètre intégré au sein du smartphone, la durée d'utilisation de la tablette ou même le temps durant lequel la télévision a pu être allumée, celle-ci était à même d'analyser les données et d'offrir un retour à l'utilisateur. Il était ainsi possible pour l'utilisateur de recevoir non plus seulement des informations centralisées sur ses habitudes de vie et de consommation de produits connectés, mais aussi des conseils, que ce soit de faire plus d'exercice, de ne pas oublier de prendre ses médicaments ou même de proposer des sites et activités culturelles à l'internaute.

Comprendre les données

L'importance que revêt le développement de cette technologie multi-interfaces ne tient pas tant à la mise en place d'un échange d'informations entre appareils mobiles, mais bien plutôt en ce qu'il montre la possibilité d'une centralisation et d'une analyse différenciée des données. Les chercheurs finlandais souhaitent ainsi aller plus loin pour tenter de comprendre au mieux l'utilisateur, notamment en élargissant le champ de SMARCOS aux automobiles ou encore à la consommation d’énergie dans les maisons via le développement de capteurs permettant de rendre potentiellement chaque objet intelligent. Il s'agit ainsi plus largement d'établir une réelle interopérabilité entre les appareils usuels pour en améliorer d'autant l'expérience de l'utilisateur. SMARCOS devrait ainsi être rendu disponible pour les particuliers d'ici la fin de l'année.

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