Les écrans tactiles bientôt en nanotubes de carbone ?

Par 28 janvier 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
carbone

Pour remplacer le matériau actuellement utilisé pour la surface des appareils tactiles, plusieurs matières plastiques pourraient servir. A condition de les solidifier avec du carbone.

Le nombre de téléphones et autres tablettes tactiles allant croissant, il devient urgent d’utiliser d’autres matériaux et d’autres éléments chimiques que ceux qui sont actuellement présents sous la surface de verre de ces appareils, estime une équipe de scientifiques du Fraunhofer Institute. De fait, l’oxyde d’indium-étain (ITO), qui est aujourd’hui intégré aux appareils tactiles pour sa combinaison de conductivité électrique et de transparence optique ne se trouve pas en quantité considérable, et devient de plus en plus un "métal stratégique". Les chercheurs allemands proposent une solution alternative pour les électrodes : l’utilisation de nanotubes de carbone et de matière polymère.

Une double composition

Dans le détail, les électrodes conçues par les scientifiques sont en fait composées de deux couches. L’une faite en polyéthylène téréphtalate (PET) : soit un matériau plastique. L’autre, composée d’un mélange de nanotubes de carbone et de polymère (matière qui conduit le courant électrique). L’ensemble forme un film fin que l’on intègre sous l’écran de l’appareil tactile, en lieu et place de l’oxyde d’indium-étain. "Comparé à l’ITO, ces matières plastiques n’avaient pas été retenues jusqu’à présent car l’humidité, la pression ou les rayons ultra-violets posaient problème avec le polymère", précisent les chercheurs.

Solidifier la matière plastique utilisée

Et d’ajouter : "La couche se fragilisait et finissait par se briser". Cette fois, les nanotubes de carbone rendent la solution plus stable. Ils créent un réseau qui renforce le polyéthylène téréphtalate tout en assurant un meilleur ancrage du polymère conductible. Et l’avantage principal du carbone est qu’il s’agit d’un élément qui se trouve plus facilement que l’ITO, et qui représente par conséquent un coût beaucoup plus intéressant pour les industriels. A noter : la solution sera présentée au Nano Tech Fair 2011.

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