Les éditeurs ne sont plus les seuls à s'inquiéter de la piraterie informatique.

Par 15 août 1999

Israël ayant décroché le premier rang des pays occidentaux pour la piraterie, Washington menace l'Etat hébreu de sanctions annuelles d'un montant de 150 millions de dollars. Les sociétés américain...

Israël ayant décroché le premier rang des pays occidentaux pour la
piraterie, Washington menace l'Etat hébreu de sanctions annuelles d'un
montant de 150 millions de dollars. Les sociétés américaines éditrices de
logiciels et de musique pourraient aussi boycotter le marché israélien.
L'avertissement américain ayant été pris très au sérieux, le ministre
israélien Yossi Beilin s'est déplacé jusqu'à Washington pour rencontrer
son homologue Janet Reno. Admettant d'ailleurs qu'il existe effectivement
une industrie du piratage en Israël menée par le crime organisé avec les
Palestiniens, Yossi Beilin demande aux autorités de Yasser Arafat de
collaborer sur ce dossier pour sauvegarder leurs intérêts communs.
Victimes eux aussi du piratage, les chanteurs israéliens sont à la limite
de ne plus pouvoir couvrir leurs frais.
En Israël, les contrevenants risquent 1 200 dollars d'amende, sans peine
de prison, pour une production de 10 000 disques, générant des profits de
50 000 dollars.

Toutefois, avec plus de 50 millions de disques produits chaque année, la
Thaïlande détient la première place du "hit parade" de la piraterie
logicielle et musicale.

De plus, la piraterie ne touche plus seulement les producteurs de CD
musicaux et les firmes informatiques, mais aussi les studios d'Hollywood.
Désormais, la plupart des films américains sont disponibles, illégalement,
sur Internet avant même leurs sorties en salle.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas