Emerging Capital Partners veut financer les télécoms africains

Par 04 mars 2008
Mots-clés : Smart city, Afrique

L'Afrique n'intéresse pas que les spécialistes de la microfinance, mais aussi les capitaux risqueurs. Le fonds américain va ainsi aider l'israélien Cellcom à étendre ses réseaux mobiles dans trois pays de ce continent.

Avec une croissance du nombre d'abonnés mobiles de près de 50 % en 2006, le continent africain devient le marché des télécommunications le plus dynamique. Attirant ainsi opérateurs et investisseurs. Dernière opération en date : celle de la société d'investissements privée Emerging Capital Partners (ECP). Elle injecte vingt millions de dollars dans l'opérateur israélien Cellcom avec un but : permettre à ce dernier, qui dispose déjà de plusieurs réseaux mobiles en Afrique de l'ouest, d'améliorer ceux développés au Libéria. Et d'en lancer de nouveaux en Guinée et au Sierra Leone. Ce, afin de permettre à trois des pays africains manquant le plus d'infrastructures de mieux accéder au mobile. Mais l'opération n'est pas philanthropique.
Télécommunications mobiles : un secteur prometteur
En effet, si le taux de pénétration est faible – moins de 20 % au Libéria, et d'environ 10 % en Guinée et au Sierra Leone – la demande, elle, est forte. "Ces deux pans de la situation font du marché des télécommunications sans-fil l'un des secteurs les plus prometteurs en Afrique de l'ouest", souligne Bryce Fort, directeur exécutif chez ECP. Contrairement aux marchés mâtures, les pays émergents représentent en effet d'importantes opportunités d'investissements. Reste à savoir pourquoi ECP a confié l'expansion des réseaux mobiles à l'opérateur israélien plutôt qu'à des opérateurs locaux ou régionaux. "Le business model de Cellcom est très intéressant : il combine services pré-payés, combinés mobiles à bas prix, initiatives de marketing offensif et services consommateurs innovants", souligne Tom Gibian, p-dg d'ECP.
L'investissement s'accélère
La société de capital-risque a déjà levé plus d'un milliard de dollars pour investir sur le continent africain. L'un de ses programmes, baptisé ECP Africa Fund II, vise principalement les sociétés de télécoms, de services financiers, d'agribusiness ou encore de transports. Le but étant de fournir un retour sur investissement classique aux entreprises qui misent sur les marchés émergents. Les sociétés d'investissements privées sont de plus en plus nombreuses à miser sur le continent africain. L'américaine Thousand Hills Venture Found finance ainsi de nombreuses PME au Rwanda. Autre groupe sur le marché : Henshaw Capital Partners, qui investit pour sa part dans d'autres sociétés de capital-risque africaines.

 L'Atelier BNP Paribas

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