Emploi : sur Internet, on cherche mieux et plus longtemps

Par 25 janvier 2010
Mots-clés : Digital Working

Aux US, ceux qui accèdent au web - notamment en haut débit - restent plus optimistes dans leur recherche d'un travail. D'où la nécessité de favoriser la généralisation de la large bande, notamment dans les lieux publics.

Les Américains qui utilisent Internet sont plus à mêmes de continuer une recherche active de travail et moins susceptibles de se décourager que ceux qui n'en ont pas. Constat d'autant plus valable quand ils disposent d'un accès en haut débit. Selon le Phoenix Center, qui a mené une étude sur l'impact du web sur la recherche d'emploi, les personnes connectées en haut débit - à domicile ou dans un espace public - ont deux fois moins de chances de se décourager que celles qui n'en profitent pas. Les individus qui accèdent au web via le dial-up sont à peu près un tiers moins susceptibles d'abandonner. D'où la nécessité de lancer des programmes visant à promouvoir l'usage d'Internet. Selon les auteurs de l'étude, le web encourage une recherche active qui est en premier lieu peu coûteuse. Il est aussi plus facile d'y trouver des informations sur son corps de métier, les opportunités et les exigences requises pour correspondre au profil souhaité.
Internet encourage et stimule dans sa recherche d'emploi
Enfin, ils estiment que la Toile est un moyen d'obtenir du soutien, notamment via les forums. Des encouragements aptes à empêcher un chercheur d'emploi d'abandonner sa recherche."En connectant les Américains à des offres d'emplois, Internet nourrit l'espoir et encourage ceux qui sont sans travail à garder un œil sur le marché même quand les perspectives ne sont pas des plus reluisantes", note Lawrence Spiwak, président du Phoenix Center. "Ces conclusions suggèrent qu'une connectivité haut débit peut contribuer en partie à la reprise économique". C'est là leur deuxième point : il est nécessaire de faciliter l'accès au haut-débit dans le pays. Et ce, pas forcément en se concentrant sur un accès pour tous les foyers. Selon les auteurs de l'étude, la promotion de ressources partagées comme dans les bibliothèques, produit aussi des avantages sociaux substantiels. "Notre étude montre les bénéfices potentiels que des centres communautaires connectés en haut débit auraient pour ceux qui en sont privés chez eux", poursuit Lawrence Spiwak.
Distinguer chômeurs de personnes disponibles
"Les ressources partagées pourraient être une solution valable pour combler la fracture numérique dans les communautés mal desservies". L'étude intervient à un moment où le taux de chômage est très élevé. Celui-ci est généralement estimé à 10 % mais pourrait aller jusqu'à 17 % si on englobe aussi les personnes sans emploi mais qui n'en cherchent pas activement. Les auteurs ont en effet fait la distinction entre personnes au chômage et qui cherchent un travail et celles qui sont disponibles mais ne cherchent pas particulièrement. Ce, souvent pour raisons familiales ou de transports. Les deux souhaitant du coup un emploi mais ayant arrêté leurs recherches en raison des échos négatifs qui entourent le marché. Les auteurs ont utilisé le supplément Computer and Internet Use de l'étude 2007 sur la population américaine réalisée par le bureau du recensement.

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