Emplois high tech : le Congrès américain augmente les quotas autorisés de salariés étrangers

Par 24 novembre 2004
Mots-clés : Amérique du Nord

Outre-Atlantique, le Congrès américain vient de prendre une décision qui devrait diviser employeurs et salariés. Aujourd'hui, les entreprises américaines sont limitées à l'embauche de 65.000...

Outre-Atlantique, le Congrès américain vient de prendre une décision qui devrait diviser employeurs et salariés. Aujourd'hui, les entreprises américaines sont limitées à l'embauche de 65.000 travailleurs étrangers par an, grâce au programme des visas H1-B. Celui-ci permet à des salariés étrangers de travailler dans certains secteurs comme l'agriculture, la médecine, l'ingénierie, la biotechnologie et la programmation informatique.

Seulement, pour les entrepreneurs américains, ce quota de 65.000 est insuffisant. Répondant à leurs attentes, le Congrès américain a donc pris la décision d'autoriser l'embauche de 20.000 salariés étrangers supplémentaires, dans le domaine high tech uniquement et à condition que ces salariés aient étudié sur le sol américain.

Le groupe "Compete America", auquel siègent de grandes entreprises comme Microsoft, Texas Instruments, Hewlett-Packard ou encore Motorola, a répété qu'il était contreproductif de participer à la formation universitaire d'étudiants étrangers et de les accueillir sur le sol américain pour leur refuser ensuite une embauche et les renvoyer à la concurrence étrangère.

Le groupe a également mis en avant que sur les 424 étudiants qui ont obtenu leur master à l'Université du Texas l'an passé, 228 étaient des citoyens étrangers. Et sur le nombre de 135 doctorants, ils étaient 81.

Mais la décision du Congrès est loin de réjouir tout le monde. Au premier rang des mécontents, les syndicats. Ces derniers ont émis la critique que la nouvelle mesure risquait d'inciter les entreprises américaines au recrutement de salariés étrangers, susceptibles d'accepter des salaires plus faibles que les citoyens américains.

Un argument auquel les entreprises répondent qu'elles ont besoin des salariés étrangers parce qu'ils sont plus qualifiés en mathématiques, en sciences et en ingénierie. Pour répondre à cette critique des syndicats, le Congrès a quant à lui décidé d'augmenter le tarif des visas H1-B de 1000 à 2000 dollars.

(Atelier groupe BNP Paribas - 24/11/2004)

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