On engage dans la police sur Second Life

Par 10 août 2007
Mots-clés : Amérique du Nord

Les forces de police canadiennes ont organisé une véritable séance de recrutement sur l'univers virtuel Second Life. L'objectif : renforcer les effectifs de l'unité spéciale crimes technologiques...

Les forces de police canadiennes ont organisé une véritable séance de recrutement sur l'univers virtuel Second Life. L'objectif : renforcer les effectifs de l'unité spéciale crimes technologiques.   
 
Après les grands groupes aux premiers rangs desquels figurent HP, Verizon Communications, ou encore BNP Paribas, les forces de l'ordre canadiennes se sont elles aussi mises au recrutement sur Second Life. Et c'est à dessein que la police de Vancouver s'est invitée dans le monde virtuel. L'objectif de cette démarche peu commune pour un service public visait en effet à renforcer les équipes de son unité dédiée aux crimes technologiques. Interrogé par l'AFP, l'inspecteur McQuiggin de la police de Vancouver a souligné l'intérêt que présente le monde virtuel pour cette unité spéciale.  
 
Un recrutement autour des nouvelles technologies
 
"Quelqu'un que nous rencontrons en ligne, du simple fait qu'il se trouve sur Second Life, doit être particulièrement intéressé et à l'aise avec la technologie de pointe. Il pourrait faire un excellent candidat", a déclaré l'officier à l'issue d'une première session de recrutement organisée en juin dernier. Celle-ci aurait présenté toutes les caractéristiques de réels entretiens préliminaires d'embauche si elle ne s'était pas déroulée dans un espace entièrement modélisé en 3D. Les policiers et les candidats interagissant via leurs avatars respectifs.
 
Au-delà du virtuel
 
Et univers virtuel oblige, lors de cet événement au demeurant très sérieux, les personnages incarnés par les candidats arboraient des tenues on ne peut moins conventionnelles. Les avatars affublés de coupe de cheveux et autres accessoires de mode exubérants ne sont effectivement pas rares sur Second Life. Au total, c'est une trentaine de candidats qui auraient été reçus par les policiers canadiens dont seulement trois ont été retenus. Cette session n'a constitué à l'évidence qu'une première étape d'un processus de recrutement nécessitant un entretien réel. Les policiers de Vancouver se sont toutefois montré satisfaits et auraient prévu de réitérer l'opération d'ici la fin de l'année, selon l'agence de presse française.
 
Julien François pour L'Atelier
(Atelier groupe BNP Paribas – 10/08/2007)

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