Les enseignants anglais pensent qu'on ne peut pas concilier pédagogie et technologie

Par 16 septembre 2005
Mots-clés : Smart city, Europe

Les ordinateurs ne passent pas le seuil des salles de classe ! Même s'ils ont l'habitude de les utiliser chez eux, les professeurs sont réticents à l'idée d'utiliser des ordinateurs en salle de...

Les ordinateurs ne passent pas le seuil des salles de classe ! Même s'ils ont l'habitude de les utiliser chez eux, les professeurs sont réticents à l'idée d'utiliser des ordinateurs en salle de cours. Les élèves, eux, sont plus enthousiastes. Mais, avec le temps qu'ils passent à jouer aux jeux vidéo sur ordinateur, on peut penser qu'ils ne prennent pas vraiment au sérieux ce type d'apprentissage.

Une étude menée pendant quatre ans à l'Université de Bristol confirme les résultats obtenus par Ofsted (Office for standards in Education) : l'utilisation des TIC dans les écoles est "décevante".

Le gouvernement anglais a investi un milliard de livres (1,5 milliard d'euros) pour équiper les écoles. Pourtant, près du tiers des enseignants n'ont pas réussi à utiliser à bon escient cette technologie.

L'étude révèle que beaucoup d'enseignants craignent qu'il n'y ait pas de place pour les machines là où il y a des livres. Les TIC, c'est bon pour les tâches administratives et routinières ! Ils n'osent pas prendre le risque des TIC pour enseigner.

Pourtant, Rosamund Sutherland qui a dirigé la recherche affirmait que les professeurs pourraient être plus efficaces dans un bon nombre de matières s'ils utilisaient le potentiel technologique.

"Après avoir travaillé avec les chercheurs, 70 % des enseignants ont pu intégrer efficacement les ordinateurs à leur stratégie pédagogique.", explique le professeur Sutherland.

73 % des enfants jouaient à des jeux sur l'ordinateur au moins une fois par semaine. Cette habitude a été un obstacle : une simulation scientifique sur ordinateur s'apparentait étrangement à leurs yeux à un écran de jeu vidéo.

En général, travailler sur ordinateur a permis aux élèves de se confronter à leur (manque) de connaissances et à tenter d'y remédier. Il ne suffit plus de lever le doigt pour obtenir une réponse. Il faut la chercher. Seul. En se confrontant au bazar de l'information Internet.

Les élèves ont écrit à leurs correspondants allemands en cherchant à se corriger, ils ont pu vérifier l'orthographe des mots sur lesquels ils butaient. Ils savent qu'Internet a toutes les réponses. Ils s'autonomisent pour les dénicher.

Bien sûr, certains jeunes élèves se sont laissés distraire et se sont plongés dans des sujets qui n'étaient pas au programme...

Ornella Nomber, pour l'Atelier

(Atelier groupe BNP Paribas- 16/09/2005)

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