[Enterprise 2.0 Summit] Les entreprises doivent avant tout considérer le salarié comme un utilisateur

Par 21 mars 2013 1 commentaire
employee as user

Si les employés sont le cœur d'une entreprise, comprendre leurs besoins en tant que consommateurs et utilisateurs de produits numériques devient une priorité. Et pour cela, il faut innover.

« L'employé doit désormais être regardé comme un utilisateur ». C'est ainsi que Claude Super, consultant en Social Business, décrit la nécessité pour les entreprises de revoir leur intégration des mécanismes propres au numérique, tels que l'usage des réseaux sociaux, pour l'adapter au salarié. C'est d'ailleurs pour cette raison que les organisateurs du Enterprise 2.0 Summit ont choisi de consacrer la première journée de l’événement à ce thème crucial. Pour l'occasion, Richard Collin, professeur de l'École de Management de Grenoble et directeur de l'Institut de l'Entreprise 2.0, nous a confié que, selon lui, « la solution à toute cette complexité est la complicité ». Entendons par là, le dialogue entre les entreprises et leurs employés, et entre les employés eux-mêmes. Ce dialogue doit nécessairement passer aujourd'hui par les réseaux sociaux internes, qui ont dépassé le stade d'adoption et doivent maintenant être innovés, et de nouvelles méthodes de travail comme les digital workplace.

De l'employé 2.0...

Concernant les réseaux sociaux d'abord : largement adoptés par les employés une fois chez eux, ceux-ci ne sont pas encore assez répandus au sein des sociétés. Et quand ils le sont, l'engouement n'y est pas obligatoirement. Alors certaines entreprises choisissent de s'adapter. C'est le cas par exemple d'EDF qui propose VivreEDFonline, une combinaison entre un intranet à la fois communautaire et collaboratif et un réseau social. Alors que la plupart des entreprises ont séparé les deux fonctions, EDF a choisi de les lier. La raison ? Les salariés étant habitués à l'intranet, ils se retrouvent dans un cadre favorable pour communiquer entre eux et reprennent les mécanismes liés à leur utilisation personnelle des réseaux sociauxn mais cette fois dans le cadre du travail. Pour Carine de Usatorre, Mission Marketing RH et Communication sociale, la combinaison des deux outils est « structurellement décloisonnant et permet davantage de proximité entre les gens. » D'ailleurs, cela fonctionne puisque, « 90 000 profils existent d'ores et déjà sur le réseau, et 130 communautés ont vu le jour ».

… vers l'entreprise 2.0

Mais le fait de considérer le salarié comme un utilisateur n'est pas nouveau. Ainsi, Claude Super rappelle l'intérêt de proposer aux salariés de travailler à distance. « Les employés sont de plus en plus nombreux à travailler hors de chez eux, ce qui les rend d'ailleurs plus efficaces » explique-t-il. Mais ce concept mériterait d'être amélioré puisque « tout le monde ne peut pas télétravailler, tous les profils ne sont pas compatibles. Il faut un accompagnement qui permet aux employés de gérer leur emploi du temps ». Donc, permettre aux employés de travailler différemment, et améliorer la communication au sein des sociétés pourraient porter leurs fruits. Et pour cela, la meilleure manière pour les entreprises d'appréhender les nouvelles technologies serait de faire preuve d'imagination. D'après Richard Collin « les entreprises doivent comprendre que le seul moyen de s'adapter est de sortir du cadre strict des processus. Il faut mettre de la conversation dans ces processus. »

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1 Commentaire

on trouve beaucoup de l'air du temps dans cet article, du politiquement correct en somme. En effet, on (les technophiles jeunes, tous les dix ans)redécouvre que l'entreprise est un artefact social, ce que tout le monde sait depuis toujours, et ces mêmes "on" s'étonnent que les outils de communication employés dans l'entreprise restent toujours aussi primaires, aussi individualistes (e-mail, tél) alors qu'à la maison il y a Facebook et Twitter, les miracles de la vie sociale moderne etc...
Il faut peut-être expliquer plusieurs choses qui doivent modérer l'enthousiasme du "il faut que":
1- ce n'est pas parce que chez soi on s'"expose" à ses "amis" sur les réseaux sociaux qu'on va faire de même en entreprise et par là-même tendre la joue pour se la faire battre dans le sens où on n'a pas que des "amis" dans l'entreprise; d'où la circonspection et la tmidité à faire comme à la maison; en tout ca, pour y arriver il faut changer la culture de travail de l'entreprise et cela ne va pas se faire tout seul, spontanément
2- la vraie surprise ce n'est pas que l'entreprise DOIVE être à la mode mais qu'on ouble que l'emploi de ces technologies sont naturellement au service d'une meilleur efficacité de travail en groupe, d'une meilleure productivité et cela devrait donc diablement et fondamentalement intéresser n'importe quelle direction générale; que voit-on dans les faits: la mise en place de projet d'installation techniques réseaux sociaux dans le désorde ou pour la mauvaise raison qu'il le faut (ce n'est pas la 1ère fois: avant on a essayé le groupware, puis les webs persos, les wikis, etc...); mais on oublie de faire en sorte que de tels projets de transformation, et oui il s'agit de véritables projets de transformation, mettent tous les atouts de leur côté; cela commence par disposer d'un véritable sponsor de très haut niveau pour montrer que l'entreprise y croit et porter dans la durée et la douleur de telss projets; mais là encore, c'est là que le bât blesse: quel dirgeant de haut niveau va gaspiller de son temps pour une activité transverse dont le ROI est impossible à calculer à prioiri et qui donc n'apportera rien à son CV donc à sa carrière! PERSONNE: la fonction de directeur de l'organisation interne n'existe plus pour les rasons invoquées c-dessus et sans ce nveau de sponsorhip, l'amélioration de la productivité par le travail efficace en groupe peine à avancer: paradoxal non ?

Soumis par jlstrauss - le 08 avril 2013 à 12h09

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