Les entrepreneurs français du numérique ont encore besoin de soutien

Par 15 octobre 2014
Numérique

Les entrepreneurs français sont de plus en plus nombreux à se diriger vers le numérique, au vu des enjeux qu’il représente pour tous les secteurs, mais aussi grâce à la multiplication des structures dédiées à l’accélération des start-ups du numérique.

Le Camping, célèbre accélérateur parisien, vient de lancer la sixième saison en incubant 10 startups pendant 4 mois. La majorité de ces startups sont menés par des entrepreneurs jeunes, et sont liés au numérique. The Family, également un des plus célèbres accélérateurs parisien lancé en Septembre 2013, « éduque » les entrepreneurs et les professionnels aux bouleversements liés au numérique, et incube des startups, en majorité dans le domaine du numérique, en leur donnant des conseils importés de Californie, sur le modèle du YCombinator.

Mais la scène entrepreneuriale française est encore naissante, et a besoin de ces accélérateurs pour la soutenir. En effet, une étude du cabinet INOPS révèle la difficulté des entrepreneurs du numérique français à conquérir les marchés et investir dans la R&D.

Sur 300 start-ups, 70 % disent se sentir « seules », et seulement 9% accompagnées par l’Etat et 13% sentent un soutien de la part des grands comptes.  Plus précisément, seulement 12% se sentent considérés par le gouvernement et les chambres syndicales professionnelles.

D’autre part, le budget consacré à la R&D est encore très faible : 60% des entreprises du numérique investissent entre 0 et 5% de leur chiffre d’affaires dans la R&D et 13% investissent plus de 15% de leur CA. Pourtant, 58% des entreprises souhaiteraient investir d’avantage dans la R&D mais au cours des deux dernières années, le CIR (Crédit d’impôt Recherche) n’est pas intervenu dans 57% des cas.

Les difficultés les plus rencontrées dans le développement de l’entreprise sont les complexités d’accès au marché (38%), surtout les marchés privés, et les difficultés de recruter des profils qualifiés (27%).

Les défis sont donc encore nombreux pour les entrepreneurs du numérique, qui peinent encore à atteindre une masse critique de clients : 40% font entre 1 et 5 millions de chiffre d’affaires et seulement 30% plus de 5 millions.

 

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